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Vous pourrez rouler en voiture autonome en France en 2022

L'une des berlines Fusion autonome, qui sera utilisée par Ford dans sa flotte de voitures sans chauffeur à Miami.

L'une des berlines Fusion autonome, qui sera utilisée par Ford dans sa flotte de voitures sans chauffeur à Miami. - Ford

Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé que le cadre législatif allait évoluer pour permettre la circulation des véhicules autonomes "d'ici 2022".

Annoncé en 2016, le cadre législatif qui permettra d'expérimenter sur les routes les véhicules autonomes de niveau 4 (autonomie quasi-totale) arrivera en 2019, a indiqué jeudi le président de la République Emmanuel Macron en présentant la stratégie française sur l'intelligence artificielle. Depuis 2016, plusieurs constructeurs testent déjà leurs véhicules autonomes grâce à des dérogations sur les routes françaises.

Les voitures de niveau 4 dispensent totalement le conducteur de tout devoir de vigilance. Elles lui permettent de s'engager dans d'autres tâches que la conduite telles que regarder un film ou travailler sur un écran.

L'automatisation de la conduite reste cependant limitée à certaines routes telles que les autoroutes, et à des conditions météorologiques classiques, à la différence du niveau 5 qui ne met aucune contrainte.

La circulation autorisée d'ici 2022

La France va présenter "courant" avril sa stratégie pour la voiture autonome, a expliqué Emmanuel Macron, soulignant qu'il s'agissait de mettre le pays "à la pointe de l'expérimentation et de l'industrialisation" en la matière.

"Dès le début de l'année prochaine nous disposerons du cadre législatif autorisant les expérimentations qui sera inclus" dans la future loi Pacte, a indiqué le président de la République. "D'ici 2022", la France sera également dotée d'un "cadre de régulation" permettant la circulation des véhicules autonomes, a-t-il indiqué.

Universitaires et industriels travaillent sur cette technologie

Vus comme l'un des axes principaux de développement de la mobilité individuelle ou collective à moyen terme, les véhicules autonomes font l'objet d'un effort massif de recherche et développement, de la part de constructeurs et équipementiers, mais aussi de géants d'internet comme Google et des start-up, sans oublier des universités.

En l'état actuel de la législation française, née de la convention internationale de Vienne en cours de renégociation, les véhicules autonomes ne sont pas autorisés à circuler sur route ouverte, sans personne au volant.

Les grands industriels français, les groupes Renault et PSA, travaillent néanmoins d'arrache-pied à cette technologie, de même que l'équipementier Valeo, associé en particulier au groupe aéronautique Safran, ou encore les sociétés d'ingénierie Akka, Altran, Alten et Segula, au profit de clients tiers.

Toutefois, Emmanuel Macron prône une collaboration franco-allemande pour le développement des technologies pour la voiture autonome. "Si nos deux pays s'opposent, ce sera la victoire des constructeurs chinois et américains", estime le chef de l'État qui réclame également la création de standards européens nécessaires pour ne pas subir les choix technologiques d'acteurs mondiaux et privés.

J.-C.C. et P.S. avec AFP