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Vélib' : Smovengo va pouvoir "accélérer la cadence" avec l'aide de la mairie de Paris

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- - Guillaume Souvant / AFP

En retard, Smovengo prévoit désormais d'installer une cinquantaine de stations Vélib' par semaine avec l'aide logistique de la mairie de Paris.

L'aide organisationnelle annoncée par la mairie de Paris va "nous aider à accélérer la cadence" d'installation du Vélib', a affirmé vendredi l'opérateur Smovengo, qui a déployé à la fin février 320 stations et 3500 vélos, loin des premiers objectifs mais avec le but inchangé de 1000 stations au printemps.

"Aujourd'hui nous projetons une cadence d'une cinquantaine de stations par semaine a minima, à Paris et en banlieue", a affirmé le groupement, interrogé par l'AFP, dont l'objectif "reste d'avoir ouvert un millier de stations au printemps".

Si "l'installation n'est pas plus rapide, c'est pour plusieurs raisons, souvent non imputables à Smovengo", ajoute le groupement en citant d'autres chantiers qui mobilisent les prestataires, le grand froid ou les difficultés récurrentes liées au raccordement électrique des stations.

Le nouveau Vélib' de Smovengo, qui prend la suite du groupe JCDecaux, connaît en effet de nombreux ratés, avec un nombre de stations opérationnelles très éloigné de l'objectif initial de 600 stations au 1er janvier et de 1000 fin mars, soit 20.000 Velib' dont 30% électriques.

"Accélérer la cadence"

"Le renfort de la mairie de Paris pourra notamment nous aider à accélérer la cadence", ajoute Smovengo, qui se "réjouit de la mobilisation de la Ville de Paris pour traiter les aspects qui lui incombent". 

Selon l'opérateur, l'aide municipale aidera à résoudre "deux problèmes très significatifs : l'important retard pris par JCDecaux dans le démontage" des anciennes stations. Il y a selon lui à ce jour "350 stations en retard, ce qui empêche les équipes de travaux publics de tenir les cadences", les "imprécisions techniques sur le patrimoine de mobilier urbain électrifié de la Ville, rendant impossible le raccordement de 544 stations".

La mairie a en effet annoncé cette semaine qu'elle allait aider Smovengo pour l'installation du dispositif, très en retard et très critiqué, en aidant à la coordination des différents prestataires (voirie et électricité).

"On met à disposition notre expertise pour mettre en relation les uns et les autres. On met de l'huile dans les rouages. Ce n'est pas la Ville qui va faire le travail", a précisé un responsable municipal.

Pour "limiter le retard" du raccordement à l'électricité, Smovengo avait installé des batteries pour alimenter les stations, qui ont des pannes. "Pour limiter ces épisodes de déconnexion, nous venons d'équiper toutes les stations de batteries plus puissantes et de systèmes d'alerte de taux de charge", affirme Smovengo.

J.-C.C. avec AFP