BFM Business

Vélib' : la mairie de Paris "reprend les choses en main" pour accélérer le déploiement

"Nous reprenons les choses en main avec un pilotage beaucoup plus étroitement assuré par la Ville", a indiqué Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports à la Ville de Paris.

"Nous reprenons les choses en main avec un pilotage beaucoup plus étroitement assuré par la Ville", a indiqué Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports à la Ville de Paris. - Éric Feferberg / AFP

Les ingénieurs et techniciens de la Ville de Paris vont être mobilisés pour le déploiement du nouveau Vélib', le prestataire Smovengo ayant accumulé un retard conséquent.

La Ville de Paris part à la rescousse de Smovengo et "reprend les choses en main" pour piloter l'installation des vélos du service Vélib dans la capitale, dont le déploiement est toujours très en retard, a annoncé jeudi la Ville.

"Nous reprenons les choses en main avec un pilotage beaucoup plus étroitement assuré par la Ville, sur le territoire parisien, avec des équipes qui vont piloter l'installation des stations", a indiqué à l'AFP Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports de la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Dans le quotidien L'Opinion, en détaillant cette reprise en mains, l'adjoint a précisé qu'il était "urgent de redresser la barre. Ce que nous voulons, c'est la réussite de Vélib'".

Un déploiement ponctué de plusieurs ratés

Le nouveau Vélib' du consortium Smovengo qui prend la suite du groupe JCDecaux, connaît en effet de larges ratés, avec un nombre de stations opérationnelles - un peu plus de 300 fin février - très éloigné de l'objectif initial de 600 stations au 1er janvier et de 1400 fin mars, soit 20.000 Velib' dont 30% électriques. Des pénalités à l'opérateur et des remboursements aux abonnés ont déjà été décidées.

Selon Christophe Najdovski, des "ingénieurs, des techniciens de la Ville vont être mis sur le projet. On va donner la priorité au raccordement au réseau électrique des stations existantes", a-t-il indiqué.

L'élu souligne que les "bugs" informatiques dont se plaignent les clients viennent en effet des stations qui marchent sur batteries, un procédé mis en place pour pallier le retard des raccordements au réseau électrique, plus délicat que prévu, comme avait justifié Smovengo.

La "Ville de Paris a l'habitude de travailler" avec les divers prestataires chargés des travaux de voirie ou de raccordements, "on a les équipes, les techniciens, les ingénieurs qui savent mener ce genre d'opérations", a ajouté l'adjoint.

J.-C.C. avec AFP