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Valérie Pécresse annonce "un milliard de trou dans la caisse" pour Ile-de-France Mobilités 

Entre les remboursements effectués aux voyageurs et les manques de recettes liées au confinement, l'établissement public en charge des transports franciliens fait face à une situation économique critique. "Il faut que toutes les autorités organisatrices des transports puissent avoir cette perte de recettes compensées par l'Etat" juge Valérie Pécresse sur BFM Business.

Pour aider les entreprises d'Ile-de-France à repartir de l'avant, faut-il alléger leurs taxes en suspendant, par exemple, leur part dans le financement du transport francilien? Impensable pour la présidente de la région Valérie Pécresse. "Les transports en commun d'Ile-de-France vivent du versement transport qui représente presque la moitié du financement du transport en Ile-de-France" rappelle-t-elle ce mardi sur BFM Business.

"Ile-de-France Mobilités va déjà perdre, avec l'ensemble des entreprises qui se sont mises en chômage partiel, la moitié de ses recettes de versements transport", soit 400 millions d'euros sur la période de confinement. "Si on me met 800 millions de pertes (soit la totalité des versements, NDLR), à ce moment-là, les salariés iront à pied" au travail se désole-t-elle.

"Colossal"

"D'ores et déjà, Ile-de-France Mobilités va perdre un milliard d'euros de recettes" insiste-t-elle rappelant que la billetterie a évidemment tourné à vide et que les abonnements ont été remboursés pour les mois de confinement. "C'est colossal donc on ne peut pas mettre le système de transport en faillite."

Il faudra donc bien que l'Etat intervienne. "Cette contribution qu'Ile-de-France Mobilités doit verser à la RATP et à la SNCF, nous ne l'avons tout simplement pas" souligne Valérie Pécresse. "Il faut que toutes les autorités organisatrices des transports puissent avoir cette perte de recettes compensée par l'Etat."

Thomas Leroy