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Uber va encore supprimer 3.000 emplois de plus et ferme 40 bureaux dans le monde

Uber

Uber - AFP

Le géant américain de la réservation de voitures avec chauffeurs a annoncé son intention de licencier 3.000 salariés supplémentaires. Au début du mois, il avait déjà indiqué qu'il mettait fin aux activités de 3.700 collaborateurs.

Le mastodonte Uber est plus que jamais fragilisé par la crise. Après avoir annoncé la suppression de 3.700 emplois début mai en raison de l'impact de la pandémie sur son activité, son PDG a indiqué lundi qu'il s'apprêtait à licencier 3.000 salariés supplémentaires.

Une annonce qui intervient après une visioconférence de trois minutes organisée sur Zoom début mai, durant laquelle le géant américain avait déjà annoncé à des employés leur licenciement, selon des informations dévoilées par le Daily Mail et le New York Post.

Fin des projets "non-essentiels"

Le groupe, qui se sépare ainsi en quelques semaines d'environ un quart de ses effectifs au total, va aussi fermer une quarantaine de bureaux dans le monde et prévoit de se concentrer sur son cœur de métier, le transport de passagers et la livraison de nourriture avec Uber Eats. Il abandonne plusieurs projets considérés comme "non-essentiels". 

La société va notamment réduire la voilure de son laboratoire dédié à l'intelligence artificielle et son incubateur de projets. Elle étudie également des "alternatives stratégiques" pour Uber Works, le service qui ambitionnait de mettre en relation entreprises et travailleurs.

"Compte tenu de l'impact dramatique de la pandémie et de la nature imprévisible de toute reprise éventuelle, nous concentrons nos efforts sur nos principales plateformes de mobilité et de livraison et redimensionnons notre entreprise pour qu'elle corresponde aux réalités de notre entreprise", a commenté le directeur général de la société Dara Khosrowshahi dans un message transmis à l'AFP.

Les nouvelles suppressions de postes sont réparties dans la plupart des divisions du groupe et dans l'ensemble des régions du monde. Elles ne concernent pas les chauffeurs, qui ne sont pas considérés comme des salariés par Uber. 

Renvoyés par visioconférence

Le groupe s'est attiré des critiques ces derniers jours alors que circulait sur internet une vidéo montrant la directrice du service clientèle annoncer leur licenciement à apparemment plusieurs milliers de salariés en même temps. 

Interrogé par l'AFP, Uber n'a pas souhaité faire de commentaires sur ce sujet. Mais plusieurs sociétés américaines ont recouru ces dernières semaines à des services de téléconférence pour annoncer des suppressions de poste en masse.

JCH avec AFP