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Uber promet "un effort considérable" pour ses chauffeurs

Uber prêt à faire un effort pour ses chauffeurs.

Uber prêt à faire un effort pour ses chauffeurs. - Lionel BONAVENTURE / AFP

Alors que le médiateur Jacques Rapoport a demandé au géant américain "une mesure financière de redressement", ce dernier a promis un "effort considérable" pour aider les chauffeurs à améliorer leur rentabilité.

Vers une sortie de crise? Le médiateur nommé par le gouvernement français pour résoudre le conflit entre Uber et les chauffeurs de VTC, Jacques Rapoport, a demandé mercredi "une mesure financière de redressement" en faveur de conducteurs à la société californienne, qui a promis de son côté "un effort considérable".

"Je recommande à Uber l'adoption d'une mesure financière de redressement", a déclaré le médiateur lors d'une conférence de presse, rappelant que depuis l'automne 2015 l'entreprise a successivement baissé les tarifs des courses et augmenté sa commission, diminuant ainsi les montant perçus par les chauffeurs utilisant sa plateforme.

Le médiateur a aussi demandé à toutes les plateformes VTC de mettre en place "un dispositif de soutien aux chauffeurs en difficulté" pour les aider "à améliorer leurs pratiques professionnelles" afin de réduire leur charges et d'accroître leurs revenus.

Uber propose "un dispositif nouveau"

Mais ces conclusions ont été devancées par la société Uber, qui a "proposé un dispositif nouveau" lors d'une réunion de médiation mercredi matin au ministère des Transports. Le numéro un du marché des VTC a ainsi annoncé "un dispositif financier, technique et humain d'envergure pour accompagner les chauffeurs en difficulté à améliorer leur rentabilité", a indiqué le groupe américain dans un communiqué.

"Les contours exacts restent à définir dans les jours à venir (...) mais nous voulons avancer rapidement et nous engageons à un effort considérable" a insisté Uber. "Compte tenu de cette proposition, qui mérite d'être creusée et débattue", Jacques Rapoport a décidé de "reporter de quelques jours la clôture de la médiation". Le rapport qu'il devait remettre au gouvernement vendredi le sera donc "plutôt en début de semaine prochaine".

Quelle que soit l'issue des discussions sur cette offre de dernière minute, "si l'action de redressement demandée à Uber est mal ou pas menée, une intervention du législateur me paraît indispensable", a poursuivi le médiateur, qui estime que l'exécutif devra dans ce cas "instituer un minimum de rémunération" pour les chauffeurs.

P.L avec AFP