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Uber dévoile (quelques) données collectées par ses chauffeurs

Uber publie certaines données soigneusement sélectionnées parmi celles que collectent tous ses chauffeurs.

Uber publie certaines données soigneusement sélectionnées parmi celles que collectent tous ses chauffeurs. - Britta Pedersen - AFP

L'application de VTC s'apprête à rendre publiques une partie des données collectées par ses chauffeurs. Celles qui peuvent servir à améliorer la mobilité dans les grandes villes, mais pas celles qui permettraient de traquer les comportements illégaux.

Uber se lance dans l'Open Data. Le spécialiste des VTC va mettre à disposition de tous un certain nombre des données de trafic emmagasinées depuis des années. Et ce gratuitement. Une manière pour Uber de prouver qu'il n'est pas un ennemi mais un allié des municipalités, capable de se rendre utile pour améliorer la mobilité.

Le groupe va progressivement mettre à disposition sur une plateforme en ligne baptisée Movement un certain nombre de ses données, agrégées et anonymisées. Les premières données concerneront les déplacements à Manille, Sydney et Washington. Une douzaine d'autres villes suivront. Il faudra d'abord être un utilisateur enregistré pour y avoir accès, puis, dans un second temps, la plateforme sera ouverte à tous.

Les villes ont beaucoup à y gagner

Movement permettra notamment de calculer le temps de trajet moyen entre deux quartiers, selon le jour et l'heure de déplacement. On pourra également y mesurer l'impact sur le trafic d'un match de foot ou d'un concert. Uber donne aussi l'exemple d'une mesure réalisée à Washington pour évaluer les conséquences de la fermeture d'une ligne de métro pendant des travaux.

Dans ce cas précis, Movement permet à la municipalité de définir le tracé idéal des lignes de bus de substitution. Les villes ont beaucoup à y gagner. Sur le plan financier d'abord, puisque ces précieuses informations seront gratuites et les mises à jour automatiques.

Ce geste de bonne volonté d'Uber ne répond en revanche pas à toutes les demandes des municipalités. Certaines villes, comme New York, souhaitent obtenir des informations plus précises, par exemple les lieux de prises en charge et la durée des journées de travail de chaque chauffeur. L'objectif n'est alors plus d'améliorer la circulation mais de traquer les comportements illégaux. Comme la prise en charge aux aéroports ou le non-respect des temps de repos.

Simon Tenenbaum, édité par N.G.