BFM Business

SNCF: Macron pris à partie par des cheminots dans les Vosges

VIDÉO- A la sortie de la mairie de Saint-Dié, dans les Vosges, le président de la République a été hué par des dizaines de cheminots. L'occasion pour lui de défendre sa réforme qui doit conduire à "un chemin de fer fort" et de leur demander de ne pas "bloquer tout le pays".

En visite ce mercredi à Saint-Dié, dans les Vosges, Emmanuel Macron était attendu à la sortie de la mairie par des cheminots en colère. Sous les huées, le président à défendu la nécessité de la réforme ferroviaire. "On n'est pas d'accord mais moi je vous respecte", a-t-il répondu à un cheminot qui l'interpellait au sujet de la dette. "Ce n'est pas de la provocation de faire ce pourquoi j'ai été élu", a ajouté Emmanuel Macron et de rappeler que "j'ai constamment dit qu'il fallait réformer la SNCF".

"Je n'ai jamais dit que le problème était le statut des cheminots, vous avez raison on a sous-investi", répond Emmanuel Macron à un cheminot pour expliquer la situation de la SNCF. "Pourquoi je ne veux pas investir dans l'entreprise telle qu'elle est aujourd'hui, c'est qu'avec son organisation et ses contraintes, honnêtement c'est de l'argent qui ne fonctionnera pas", poursuit-il.

A un cheminot qui s'inquiétait de devoir conduire un train à 65 ans et d'être licencié avant cet âge, il répond: "La SNCF est aujourd'hui plus protectrice que la fonction publique" et de rappeler que le licenciement n'est pas possible "Présentez-moi le dernier qui s'est fait virer( ...) Y compris pour faute, ils ne sortent pas de la boîte".

On "réinvestira dans les petites lignes"

"Je ne supprime pas le statut pour ceux qui sont dedans. Les jeunes qui vont rentrer dans le système, ils rentreront avec des contrats comme les postiers le font. La Poste c'est un service public", rappelle Emmanuel Macron. Et de marteler que "si on veut faire avancer les choses on a besoin de cette réforme".

"La dette on en reprendra à partir du 1er janvier 2020 et selon la convention que vous allez négocier. Donc c'est dans vos mains, ne bloquez pas tout", met en avant le président, avant de préciser que l'Etat en "reprendra un maximum".

"Là où vous avez un vrai point, c'est qu'il y a beaucoup de lignes, comme Epinal, Saint-Dié. Le jour où la réforme est faite, on investira dans ces lignes, j'en prends l'engagement". Devant les doutes émis par les cheminots, Emmanuel Macron insiste "on réinvestira dans les petites lignes". "Je crois au chemin de fer, je fais ça parce que je veux un chemin de fer fort", fait-il valoir et d'ajouter "prenez vos responsabilités, ne bloquez pas tout le pays".

C.C.