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SNCF: les syndicats n'offrent pas encore un front uni face au rapport Spinetta

Parmi les quatre syndicats représentatifs reçus au ministère des Transports, l'UNSA a salué une ministre qui a "un peu pondéré" le rapport Spinetta prônant un big bang ferroviaire en France. Pour la CFDT, la ministre a laissé entendre que le gouvernement "ne reprendrait pas forcément" toutes les propositions-chocs de ce document. La CGT et Sud-Rail sont beaucoup plus remontés.

Les quatre syndicats représentatifs à la SNCF n'ont pas tous affiché une hostilité franche et définitive à l'issue de leurs rencontres avec la ministre ce lundi 19 février. Le gouvernement avait lancé le chantier ultra sensible de l'avenir de la SNCF, en recevant dès ce début de semaine, direction et syndicats, quatre jours après la remise du rapport Spinetta, considéré par les cheminots comme une "attaque" contre le service public ferroviaire.

"L'enjeu des rencontres cette semaine" est "d'abord d'écouter ce que chaque acteur attend de la réforme et d'entendre leurs réactions au rapport", a déclaré la ministre des Transports, Élisabeth Borne. "Nous sommes dans un état d'esprit d'écoute, de dialogue et aussi de clarté sur la nécessité d'agir". La méthode et le calendrier seront annoncés le 26 février prochain à Matignon.

L'UNSA a salué une ministre "ouverte à la concertation"

Les quatre syndicats représentatifs à la SNCF (CGT, Unsa, SUD et CFDT) sont reçus séparément par Élisabeth Borne au ministère des Transports. Première à avoir été entendue dans la matinée, l'Unsa-Ferroviaire (2e syndicat) a salué une ministre "plutôt ouverte à la concertation".

"Elle a un peu pondéré le rapport", a déclaré Roger Dillenseger. "On a eu une meilleure écoute auprès du ministère qu'auprès de M. Spinetta", à qui des contributions avait été transmises sans être "retenues", a-t-il dit.

La ministre "a laissé entendre que le gouvernement piocherait" dans le rapport, sans forcément "reprendre l'intégralité des propositions", a appuyé Rémi Aufrère-Privel de la CFDT-Cheminots. Le 4e syndicat de la SNCF attendra les arbitrages du gouvernement avant d'initier une éventuelle action, "qui pourra aller jusqu'à la grève si besoin".

La CGT et Sud-Rail dans une posture d'opposition frontale

"Ça n'était pas une consultation, c'était un échange", a observé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, en sortant du ministère. "Toutes nos craintes sont confirmées, il n'y a pas de véritable volonté de développement" du ferroviaire, "on est plutôt sur une logique d'attrition et de régression (...) une logique de casse du service public", a fustigé M. Bru. De son côté, Bruno Poncet, pour SUD-Rail, avait auparavant qualifié de "mise en scène" cette concertation.

Une intersyndicale est prévue jeudi soir, selon les deux syndicalistes représentant l'UNSA et la CFDT.

De son côté, le Premier ministre Édouard Philippe rencontrera les représentants des usagers et des régions dans la semaine. Dès ce lundi, Guillaume Pepy, président du groupe, Frédéric Saint-Geours, président du conseil de surveillance, et Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, avaient été reçus par à Matignon pour évoquer les profondes réformes préconisées. Le trio est sorti sans faire de déclaration.

Le 22 mars, jour de grève dans la fonction publique, cheminots et usagers se rassembleront à l'appel de la CGT-Cheminots (1er syndicat) pour une "manifestation nationale" à Paris visant à défendre "un service public SNCF de qualité".

La ministre "a laissé entendre que le gouvernement piocherait" dans le rapport, sans forcément "reprendre l'intégralité des propositions", a appuyé Rémi Aufrère-Privel de la CFDT-Cheminots. Le 4e syndicat de la SNCF attendra les arbitrages du gouvernement avant d'initier une éventuelle action, "qui pourra aller jusqu'à la grève si besoin".

Une intersyndicale est prévue ce jeudi soir 22 février

Une intersyndicale est prévue jeudi soir, selon ces deux syndicalistes représentant l'UNSA et la CFDT.

De son côté, le Premier ministre Édouard Philippe rencontrera les représentants des usagers et des régions dans la semaine. Dès ce lundi, Guillaume Pepy, président du groupe, Frédéric Saint-Geours, président du conseil de surveillance, et Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, avaient été reçus par à Matignon pour évoquer les profondes réformes préconisées. Le trio est sorti sans faire de déclaration.

Le 22 mars, jour de grève dans la fonction publique, cheminots et usagers se rassembleront à l'appel de la CGT-Cheminots (1er syndicat) pour une "manifestation nationale" à Paris visant à défendre "un service public SNCF de qualité".

F.Bergé avec AFP