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SNCF: la CGT prête à "un mois de grève" pour "faire plier le gouvernement"

Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.

Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots. - Jacques Demarthon / AFP

Le secrétaire général général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun, s'attend à "l'un des plus importants mouvements sociaux de l'histoire" de la SNCF.

Branle-bas de combat chez les syndicats. Ces derniers ont mal accueilli les annonces d'Edouard Philippe ce lundi concernant la réforme de la SNCF. Un appel à la grève était déjà prévu pour le 22 mars, mais la CFDT et l'Unsa veulent avancer la date du déclenchement du mouvement social.

Le conflit risque d'être long, très long. "Pour faire plier le gouvernement, il va sans doute falloir un mois de grève. Nous allons relever le défi. On est sûrement parti pour l’un des plus importants mouvements sociaux de l’histoire de la SNCF", prédit dans Le Parisien Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, syndicat majoritaire de la compagnie ferroviaire.

Contrairement à ses camarades, la CGT-cheminots n'est pas favorable à une mobilisation rapide. "Le projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances ne sera pas étudié par le Parlement avant début avril. Se lancer avant le 22 mars, ça veut dire qu’il faudra déjà sept à huit semaines de grève. Il faut réfléchir", a poursuivi Laurent Brun.

"Je ne serai pas le patron de la CGT-Cheminots qui enterrera le statut."

Avant même les annonces du Premier ministre, la CGT-cheminots s'était montrée très critique du rapport Spinetta, qui a été remis au gouvernement mi-février et sur lequel il s'est appuyé pour définir les pistes réforme de la SNCF. Laurent Brun avait notamment pointé la proposition de revoir le statut des cheminots.

"J’espère que le gouvernement a pensé à tout, parce que nous, on se prépare à cette situation depuis un an", avait mis en garde Laurent Brun dans une interview au Parisien, avant d'avertir:

"Je ne serai pas le patron de la CGT-Cheminots qui enterrera le statut."
J.-C.C.