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SNCF: la CGT appelle à la grève le jeudi 1er juillet

La CGT appelle à la grève le jeudi 1er juillet. Elle réclame une hausse générale des salaires, des embauches et de "réelles" négociations sur le cadre social.

La CGT appelle les cheminots à la grève le jeudi 1er juillet, notamment pour réclamer à la direction de la SNCF une hausse générale des salaires, des embauches et de "réelles" négociations sur le cadre social, a annoncé le syndicat mercredi dans un communiqué.

"Contre la jungle sociale, pour nos salaires, nos emplois, nos droits, pour un statut social des cheminots protecteur: tous en grève !", exhorte le premier syndicat de la SNCF, qui organisera auparavant un rassemblement, mardi prochain, devant le siège de la SNCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

L'appel à la grève "est le résultat d'une certaine montée en pression sur plusieurs sites en mai et juin, qui illustrent l'accentuation de la tension interne" à la SNCF, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. "C'est aussi une période charnière de discussions sur le futur statut social du groupe" ferroviaire, a-t-il ajouté.

De "multiples interpellations"

Parmi sa dizaine de revendications, la CGT-Cheminots demande "l'arrêt des réorganisations" à la SNCF, la "ré-internalisation" des activités confiées à des sous-traitants, le maintien des "facilités de circulation" (billets gratuits ou à prix réduit pour les cheminots et leurs proches), ainsi que "l'arrêt" de la création de filiales pour répondre aux appels d'offres des contrats des trains express régionaux (TER), dans le cadre de l'ouverture la concurrence, selon le communiqué.

Le syndicat souhaite en outre "un positionnement de la direction pour empêcher le gouvernement de mettre en oeuvre une nouvelle réforme" du "régime spécial" de retraite des cheminots, "à travers son projet de décret retraites". La CGT-Cheminots note qu'elle avait alerté à la mi-mai la direction sur "le malaise grandissant au sein de (l')entreprise" et dit n'avoir reçu en réponse que du "silence", malgré de "multiples interpellations".

D'après le syndicat, le groupe public "continue de se transformer" en copiant le "fonctionnement des entreprises privées" et sa direction entend "gommer les normes et les garanties sociales existantes", en vue de les "abaisser". La semaine dernière, lors d'une conférence de presse, Laurent Brun avait déjà souligné "un très gros mécontentement dans l'entreprise", en jugeant "probable" un conflit social.

Quant à une nouvelle réforme des retraites, "ça ne mettra pas de bonne humeur" les cheminots qui "n'ont pas fait deux mois et demi de grève pour rien" contre le dernier projet de réforme, à l'hiver 2019-20, avait-il prévenu.

AKM avec AFP