BFM Business

Renault-Nissan et l'État auraient trouvé un terrain d'entente

Ce compromis serait sous la forme de deux projets d'accord qui sont soumis au conseil d'administration de Renault

Ce compromis serait sous la forme de deux projets d'accord qui sont soumis au conseil d'administration de Renault - ERIC FEFERBERG / AFP

Un compromis entre Renault-Nissan et l'État français aurait été trouvé. Il serait actuellement soumis au conseil d'administration.

Les tensions pourraient s'apaiser dans l'alliance. Renault-Nissan aurait trouvé un compromis avec l'État pour mettre fin à plusieurs mois de bataille de pouvoir entre les deux constructeurs, ont dit deux sources proches du dossier. Ce compromis serait sous la forme de deux projets d'accord qui sont soumis au conseil d'administration de Renault qui se tient ce vendredi 11 décembre.

Selon les projets, l'État français accepterait de limiter ses droits de vote dans Renault sur les décisions non stratégiques à un niveau qui reste encore à déterminer, a indiqué une des sources. Les projets d'accords prévoiraient par ailleurs que Renault s'engage à ne jamais interférer dans les affaires de son partenaire japonais et à ne jamais chercher à prendre le contrôle du conseil d'administration de Nissan, a-t-elle ajouté.

Nommer les trois principaux dirigeants

En retour, Renault conserverait le droit de nommer les trois principaux dirigeants de son partenaire de l'alliance. L'équilibre entre Renault et Nissan fait l'objet d'un bras de fer depuis que l'État a augmenté en avril sa participation dans le groupe automobile français pour s'assurer les droits de vote doubles prévus par la loi Florange, alors que Nissan, l'autre grand actionnaire de Renault, reste privé de droits de vote.

Les projets d'accords prévoiraient également que si l'État ne respecte pas ses engagements, Nissan aurait le droit de porter à 25% sa participation dans Renault. Si l'infraction venait de Nissan, l'État ne serait plus tenu de limiter ses droits de vote, a souligné une des sources. Renault-Nissan et le ministère de l'Économie ont refusé de commenter ces informations.

D. L. avec Reuters