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PSA propose un nouveau "contrat social" à ses salariés

PSA veut améliorer sa compétitivité en proposant un "contrat social" à ses salariés.

PSA veut améliorer sa compétitivité en proposant un "contrat social" à ses salariés. - -

Les négociations entre la direction du constructeur et les syndicats se sont achevées, ce vendredi 11 octobre. Un nouveau "contrat social" a été proposé aux salariés, afin d'améliorer la compétitivité de l'entreprise. Les syndicats ont 10 jours pour se prononcer.

Comme c'était le cas chez Renault, les négociations se sont avérées laborieuses au sein de PSA Peugeot Citroën.

Ce vendredi 11 octobre, la direction du constructeur a remis un projet de texte aux représentants des salariés, a-t-elle annoncé dans un communiqué, précisant que "cette réunion avait pour objectif de finaliser la négociation et de relire de façon approfondie le projet d'accord du Nouveau Contrat Social".

Les positions des différents syndicats seront ensuite présentées le 22 octobre à un Comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire, instance officielle chargée d'entériner ou non le projet d'accord. La CGT, de son côté, a déjà exprimé son intention de voter contre.

Des transformations "nécessaires"

"Les mesures contenues dans le projet d'accord permettent de renforcer le dialogue social autour des projets engagés pour redresser l'entreprise", a également indiqué la direction.

"Elles permettent de réaliser les transformations et réorganisations nécessaires tout en sécurisant l'emploi et les compétences par des mesures de gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC) innovantes et de mettre en face un Contrat de Génération PSA (congé senior qui pourrait concerner 2.500 à 3.000 salariés sur 3 ans et insertion de plus de 2.000 jeunes en alternance)", a-t-elle poursuivi.

Selon ce communiqué, "les mesures de compétitivité projetées (modération salariale, stricte limitation de la capitalisation et de la monétisation des jours RTT, flexibilité industrielle, congé senior) sont de nature à préserver les bases industrielles et de recherche et développement en France ainsi que les intérêts essentiels des salariés".

Y. D.