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PSA : le plan de départ volontaire prolongé jusqu’à fin 2013

PSA, comme Renault, va négocier sur sa compétitivité

PSA, comme Renault, va négocier sur sa compétitivité - -

La première séance de négociations, jeudi 17 janvier, a déjà avancé sur quelques points. Mais les syndicats restent prudents.

Les discussions n’auront pas été de tout repos. Alors que la grève se poursuivait jeudi 17 janvier à l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), paralysant la production, syndicats et patronat se sont retrouvés autour de la table des négociations.

Il s’agissait de la première concernant le futur plan social qui touche notamment les sites d’Aulnay et de Rennes. Tous espèrent parvenir à un accord d’ici mi-février.

De la réunion de ce jeudi, est déjà ressorti un accord sur les indemnités de licenciement. "Les salariés qui accepteraient un départ volontaire et ayant acquis 20 ans d’ancienneté toucheraient une prime de 60 000 euros. Ceux, toujours disposant de 20 ans d’ancienneté, acceptant une mutation interne toucheraient 40 000 euros", a déclaré Denis Martin, directeur industriel du groupe.

Il a également annoncé que la période de volontariat pour les personnes appelées à quitter le groupe était prolongée jusqu'à la fin 2013 et que la restructuration engagée à Aulnay, qui aboutira à la fermeture de l'usine, devrait être achevée mi-2014.

En marge de la séance de négociation de jeudi, consacrée aux mesures financières d'accompagnement, Franck Don, représentant de la CFTC, s'est montré plus prudent.

"La direction a amélioré sa copie sur les mobilités internes, en revanche elle refuse de bouger sur l'indemnisation des mobilités externes, et ça coince avec les organisations syndicales", a-t-il déclaré au téléphone.

Accord de flexibilité négocié

Par ailleurs, le constructeur automobile veut négocier un accord de flexibilité dans ses usines françaises sur le modèle de ce qu'il applique déjà sur le site de Sevelnord (Nord). "Nous travaillerons sur un accord de performance dans quelques mois qui sera un des dispositifs clés du retour à la compétitivité du groupe", a déclaré le directeur industriel Denis Martin, jeudi au cours d'un point de presse.

Le projet d'accord de performance, qui rappelle ce que prépare Renault pour rapprocher la compétitivité de ses sites français de celle de ses usines espagnoles, est distinct du plan par lequel PSA entend supprimer 8000 emplois en France d'ici 2014.

Renault, dans le cadre de ses propres négociations, a annoncé mardi qu'il supprimerait 7500 emplois en France d'ici 2016, essentiellement via des départs naturels. Le gouvernement français n'y a rien trouvé à redire, alors qu'il avait vertement critiqué PSA en juillet.

"Je ne me compare pas du tout avec Renault, Renault est dans un contexte qui est le sien, nous, nous sommes dans un autre contexte", a déclaré Denis Martin, en réponse à une question sur la réaction différente observée de la part du gouvernement.

"Nous avons des usines extrêmement importantes en France, nous avons en France 76 000 collaborateurs dans la division automobile, 91 000 globalement à l'échelle du groupe, on n'est pas tout à fait dans la même dimension", a-t-il ajouté. Renault emploie 54 000 personnes en France.

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