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PSA-Dongfeng: les dirigeants veulent apaiser les craintes

Dongfeng ne va pas "manger" PSA.

Dongfeng ne va pas "manger" PSA. - -

Dans deux interviews, les patrons de Dongfeng, Zhu Fushou, et de PSA, Carlos Tavares, ont détaillé les retombées de leur future coopération. Ils martèlent que celle-ci sera bénéfique aux deux groupes.

A vingt jours précisément de la signature de l'accord qui entérinera la montée de Dongfeng au capital de PSA, les dirigeants des deux constructeurs ont communiqué pour rassurer sur cette coopération renforcée. Des interviews de Zhu Fushou, le PDG de Dongfeng, sont ainsi parues dans plusieurs journaux ce 6 mars, tandis que le futur patron de PSA, Carlos Tavares, s'exprimait sur Europe 1 ce jeudi.

Le président directeur général du groupe chinois, qui s'apprête à prendre 14% du capital de Peugeot Citroën, rappelle ainsi dans le Figaro que le partenariat avec ces deux marques "n'est pas nouveau. Notre premier accord remonte à 1992".

Lorsqu'il sera devenu l'un des trois actionnaires de référence du Français, "Dongfeng prendra davantage de responsabilités et répondra aux besoins de cash de PSA", précise-t-il.

Affirmant avoir conscience des inquiétudes soulevées en France par ce partenariat, Zhu Fushou l'assure: "le dragon chinois ne va pas manger le lion français". D'ailleurs la prise de participation de l'Etat de 14% du capital également ne le rebute pas. "Un actionnaire de plus, c'est un soutien en plus, pas une difficulté", affirme-t-il.

Aucune fermeture avant 2016

Cette collaboration est basée "sur notre confiance dans le redressement et le développement de PSA hors d'Europe". "Le printemps va arriver pour les marques françaises en Chine", croit le patron de Dongfeng. "En 2013, les ventes de Peugeot et Citroën ont augmenté de 26,5%. Notre objectif est d'atteindre 1,5 million de véhicules vendus en 2020", souligne-t-il.

De son côté, sur Europe 1, le futur président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, Carlos Tavares, a affirmé "être très serein" avec la nouvelle base actionnariale du groupe. "Je pense que les trois actionnaires de tête qui sont la famille Peugeot, l'Etat français et Dongfeng sont tous intéressés par la même chose, le redressement économique de l'entreprise", a-t-il ajouté.

Carlos Tavares a rappelé en outre rappelé qu'outre le site d'Aulnay, déjà condamné, il s'était engagé à ne fermer aucune usine en en France d'ici 2016. "Les effectifs sont en train d'être ajustés conformément à cet accord avec nos partenaires sociaux", a expliqué l'ex-numéro 2 de Renault, qui remplacera officiellement Philippe Varin fin mars à la tête de PSA.

N.G. avec agences