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Prime à la conversion: "Doper les marchés a toujours un effet négatif" rappelle le porte-parole du CCFA

François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobile, était invité ce lundi sur le plateau de Good Morning Business. Il est notamment revenu sur la prime à la conversion mise en place par le gouvernement.

Faut-il d'autres mesures pour sauver l'industrie automobile tricolore, au-delà de ce qui a déjà été annoncé par le gouvernement ces dernières semaines ? Pas vraiment, selon François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobile, invité de Good Morning Business sur BFM Business ce lundi matin. "Le marché français est très bon actuellement en Europe par rapport à ce qui se passe dans les autres pays. On a bien repris", assure-t-il.

"Pour nous, les mesures les plus importantes étaient les mesures sur le travail, sur les indemnisations de chômage partiel et autres. C'était vraiment structurant (...) et cela a permis d'avoir un bon cadre", explique-t-il, revenant sur la prime à la conversion mise en place par le gouvernement. "Doper les marchés a toujours un effet négatif. Au bout d'un moment il va y avoir des anticipations de ventes. On l'a eu il y a dix ans, on a plongé complètement en 2013 [à la suite de la mise en place d'une prime à la casse]".

Retrouver "un marché normal"

"Il faut être dans un moment où l'on retrouve un marché normal sinon au bout d'un moment vous allez tirer [les ventes] par des anticipations et surtout des demandes de rabais phénoménales. Le client vient vous sauver. Au bout d'un moment nos vendeurs en ont marre", estime le porte-parole du CCFA.

Jérémy Bruno