BFM Business

Pourquoi la facture des réparations automobiles va (enfin) baisser 

Les pièces détachées d'occasion pourront être les pièces de carrosserie amovibles, les vitrages non collées, les pièces optiques, et certaines pièces mécaniques ou électroniques, comme les moteurs, les boîtes de vitesse et les organes de transmission.

Les pièces détachées d'occasion pourront être les pièces de carrosserie amovibles, les vitrages non collées, les pièces optiques, et certaines pièces mécaniques ou électroniques, comme les moteurs, les boîtes de vitesse et les organes de transmission. - Mychele Daniau-AFP

"A compter du 1er janvier 2017, les garagistes vont devoir systématiquement proposer des pièces de rechange recyclées, issues de centres agréés."

Voici une bonne nouvelle pour les automobilistes qui confient l'entretien de leur véhicule au garage. La facture des réparations effectuées par les garagistes va baisser à partir du 1er janvier 2017. A cette date, le professionnel devra leur proposer systématiquement des pièces de rechange d'occasion recyclées qui auront été au préalable démontées dans des centres agréés, une obligation visant à favoriser l'économie circulaire.

Cette disposition, publiée au Journal officiel du 31 mai 2016, est prévue par la loi sur la transition énergétique d'aout 2015. "Ce décret permettra aux professionnels de proposer des pièces démontées dans les 1.700 centres de traitement de véhicules hors d'usage agréés, dont la qualité aura été préalablement vérifiée", a précisé le ministère de l'Environnement.

Les organes de freins et de direction ne sont pas concernés

Seront concernés par le texte, les pièces de carrosserie amovibles (pare-choc, rétroviseurs, capots, ailes), les vitrages non collées, les pièces optiques (phares), et certaines pièces mécaniques ou électroniques, comme les moteurs, les boîtes de vitesse et les organes de transmission. En revanche sont exclus par ce recours par les garagistes à des pièces d'occasion, les organes de freinage (plaquettes et disques), des trains roulants et des éléments de la direction (crémaillère).

En France, les ventes de pièces détachées neuves sont jalousement protégées par les constructeurs automobiles, surtout les pièces visibles de carrosserie. Celles-ci sont essentiellement utilisées pour les réparations consécutives à un sinistre matériel et remboursées à ce titre par les assurances dans la plupart des cas. Ce sont donc les assureurs qui devraient aussi accueillir avec soulagement ce décret susceptible d'alléger la facture des réparations. Les constructeurs automobiles seront, a contrario, moins ravis.

Frédéric Bergé