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Nouvelle médiation finalement prévue à la SNCM

Pour le médiateur, il faut "un temps de travail supplémentaire".

Pour le médiateur, il faut "un temps de travail supplémentaire". - JeanBaptisteM - Flickr - CC

Alors que la réunion de ce 28 octobre devait être la dernière, une nouvelle réunion de médiation entre direction, syndicats et actionnaires de la SNCM est prévue le 18 novembre prochain.

Le dossier SNCM semble ne jamais devoir prendre fin. Alors que la direction, les syndicats et les actionnaires se retrouvaient ce 28 octobre pour une dernière réunion de médiation avant un probable redressement judiciaire, ils n'ont visiblement pas réussi à se mettre d'accord.

Le médiateur Gilles Bélier "propose un temps de travail supplémentaire avec une nouvelle réunion de médiation le 18 novembre prochain", a indiqué la CFE-CGC dans une déclaration écrite, à l'issue d'une réunion en préfecture, présentée comme la dernière d'un cycle entamé au lendemain d'une grève de 17 jours fin juillet.

Placement en redressement judiciaire

Quatre sujets étaient inscrits au menu de cette troisième et normalement ultime rencontre: le plan économique de la direction de la SNCM pour renouer avec la rentabilité, l'étude d'offres de reprises, le contentieux européen et le plan social.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, avait annoncé que le placement en redressement judiciaire de la société était "une probabilité proche dans un proche avenir".

Pourtant, les syndicats avaient averti: "Pour qu'il s'agisse de la dernière réunion, il faudrait que le gouvernement apporte les réponses qu'on attend depuis le début", a cependant souligné avant la rencontre Frédéric Alpozzo, représentant CGT des marins.

"Si l'Etat provoque le redressement judiciaire et une faillite organisée de la SNCM, il n'y aura pas besoin d'organisations syndicales pour que les salariés se mobilisent. Si l'Etat continue sa marche en avant pour cautionner la démarche des patrons voyous, il récoltera ce qu'il a semé", a-t-il précisé.

Condamnations de Bruxelles

Transdev (coentreprise de Veolia et de la Caisse des Dépôts), qui détient 66% du capital de la compagnie maritime, contre 25% à l'Etat et 9% aux salariés, s'était engagé à ne pas saisir le tribunal de commerce avant la fin de la médiation, le 31 octobre.

Mais les actionnaires et la direction maintiennent que le placement en redressement judiciaire est la seule solution pour éponger son passif financier (14 millions d'euros de perte en 2012) et s'affranchir des condamnations de Bruxelles.

Début septembre, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a en effet confirmé la condamnation de la SNCM à rembourser 200 millions d'euros d'aides de l'État jugées illégales. En outre, la compagnie maritime reste sous la menace d'une obligation de rembourser également 220 millions d'euros reçus de l'État, au titre de la délégation de service public pour la période 2007-2013.

D. L. avec AFP