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MyFerryLink: Gounon redoute une cessation d'activité dès la fin de l'année

Jacques Gounon était l'invité de BFM Business ce mardi 22 juillet.

Jacques Gounon était l'invité de BFM Business ce mardi 22 juillet. - -

Jacques Gounon, président directeur général d’Eurotunnel, était l'invité de BFM Business ce mardi 22 juillet. Et il s'inquiète pour sa filiale maritime, qui risque d'être interdite de naviguer.

Jacques Gounon semble peu confiant. Le président directeur général d’Eurotunnel, invité de BFM Business ce mardi 22 juillet, s'inquiète de l'avenir de MyFerryLink. Eurotunnel a dévoilé ce mardi des résultats de nouveau dans le rouge au premier semestre, lestés par la compagnie de ferries transmanche MyFerryLink.

Sur les six premiers mois de 2014, le groupe affiche une perte nette d'ensemble de 11 millions d'euros, réduite de plus d'un tiers par rapport à celle de la même période de l'an passé. Il chiffre la perte nette de MyFerryLink à 14 millions.

Risque d'interdiction de naviguer

Et son avenir reste sombre, après la confirmation par l'autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) de l'interdiction d'assurer les liaisons transmanche depuis le port de Douvres. MyFerryLink entend faire appel de cette décision, "mais les procédures sont longues. Nous risquons d'être interdit de naviguer", déplore le PDG d'Eurotunnel. La compagnie maritime pourrait alors cesser son activité dès la fin de l'année.

Selon lui, "on nous reproche de faire du maritime là où tout le monde a échoué".

Pourtant, l'histoire de MyFerryLink est plutôt belle. "Nous avons acheté des bateaux à la barre du tribunal de commerce dans des enchères publiques", explique Jacques Gounon. Il s'agit des ex-Sea France. Et il précise qu'ils sont partis de zéro, qu'ils les ont affrété à une Scop et qu'ils étaient en ligne avec le business plan. La compagnie transmanche compte 533 emplois en France et 71 en Grande Bretagne.

"D'un seul coup, la concurrence britannique – qui trouve que nous faisons trop d'ombre aux concurrents britanniques – veut nous empêcher de travailler. C'est incroyable".

D. L.