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Marché auto français : la dégringolade se poursuit pour Nissan

Si les constructeurs français et étrangers restent sur des dynamiques assez stables sur le mois de juillet (-1,8% au total en France), Nissan poursuit son décrochage, qui devient très violent.

-54,8%... c'est la chute la plus brutale observée parmi les constructeurs généralistes ces derniers mois. Mais le score de Nissan sur le mois de juillet, avec 3.200 immatriculations (un peu plus de 7.000 en juin 2018), confirme une tendance impulsée depuis un an, et qui connaît un point d'orgue spectaculaire sur le mois écoulé.

Certes, la gamme du constructeur japonais n'a pas été renouvelée depuis longtemps, hormis la sortie de la nouvelle Micra l'année dernière. Mais pas de quoi impulser de nouvelle dynamique. Du coup, ces derniers mois, l'allié de Renault au sein de l'Alliance a accumulé les mois de forte baisse, enchaînant souvent les -30%, jusqu'à ce -54,8% de juillet. Une désaffection que le constructeur connaît sur beaucoup de ses marchés, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou même sur son marché domestique. Et pour le moment, aucun signe d'inflexion ou de creux de la vague.

La dynamique du premium allemand

Nissan signe donc la pire performance du marché français sur juillet, hormis Alfa Romeo, marque sport/luxe du groupe Fiat Chrysler, qui accumule elle aussi les déboires. Ses immatriculations sont en baisse de 66%, à 913 véhicules. La marque Fiat voit les siennes reculer encore de 33%, et Maserati -42,5%. Seule Jeep s'en tire, avec une progression de 10,5%. Les ventes globales de Fiat Chrysler sont en repli de 28,7%.

Mais d'autres constructeurs s'en tirent beaucoup mieux, notamment le premium allemand, sous l'impulsion d'un beau rebond de BMW, dont les immatriculations grimpent de 13,5%, grâce à sa marque Mini (+37%). Daimler reste bien orienté aussi, et gagne du terrain mois après mois, avec une progression de 19% encore en juillet.

Hormis Nissan, les constructeurs asiatiques signent de belles performances au sein de ce marché toujours plutôt orienté à la baisse, avec Hyundai-Kia en hausse de 13.8%, et Toyota +12.5%. Les deux marques profitant toujours d'une très bonne image prix-prestations, et de leur avance sur les technologies hybride et électrique.

Tableau inchangé pour les constructeurs français

Quant aux constructeurs français, ils restent sur les dynamiques qu'on a pu constater sur l'ensemble du 1er semestre. PSA progresse de 4%, sous l'impulsion de la croissance toujours très soutenue de Citroën (+12,8%, avec le succès des SUV C3 et C5 Aircross), et un petit retournement à la hausse de Peugeot (+0,6%, en attendant les premiers effets commerciaux probants des ventes de la nouvelle 208).

Enfin Renault continue de baisser, dans l'attente des premières retombées positives des nouvelles versions des Clio et Captur, les 2 best-sellers. Les ventes de l'ensemble du groupe reculent de 9,7%, avec -14% pour la marque Renault et +1,5% pour Dacia.