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Lufthansa autorisée à acheter certaines activités d'Air Berlin

Un rachat sous conditions.

Un rachat sous conditions. - Christof Stache - AFP

Bruxelles a autorisé le géant allemand du transport aérien à mettre la main sur LGW. Mais sous certaines conditions.

La Commission européenne a autorisé, sous certaines conditions, le géant allemand du transport aérien Lufthansa à mettre la main sur LGW, une filiale de la compagnie disparue Air Berlin. "La décision est subordonnée au respect, par Lufthansa, des engagements visant à éviter les distorsions de concurrence", qui consistent principalement à abandonner des créneaux de décollage et d'atterrissage à l'aéroport de Düsseldorf (ouest de l'Allemagne), est-il précisé.

Lufthansa, roi du transport aérien européen (en chiffre d'affaires), a accepté au cours de l'enquête de l'UE de faire des concessions par rapport à son offre initiale, qui devait à l'origine lui permettre d'acquérir 81 avions d'Air Berlin. Face aux réticences de la Commission, le mastodonte, déjà propriétaire des compagnies Lufthansa, Eurowings, Swiss, Brussels et Austrian Airlines, a abandonné ses prétentions envers Niki, dont les avions étaient maintenus en l'air grâce à ses fonds dans l'attente d'un feu vert au rachat.

Clouer immédiatement au sol ses appareils

Niki a ainsi été contrainte de demander son placement en insolvabilité, comme sa maison mère Air Berlin avant elle, et de clouer immédiatement au sol ses appareils, laissant un millier de salariés sur le carreau et des milliers de passagers sans vol de retour. "Le projet d'acquisition de Niki par Lufthansa a fait peser un risque sérieux" sur la concurrence, pour lesquelles "Lufthansa n'a proposé que des mesures correctives limitées", note la Commission dans son communiqué.

"Au lieu de proposer des mesures correctives adéquates pour remédier aux problèmes soulevés par la Commission, Lufthansa a décidé d'exercer son droit (...) d'exclure Niki de l'opération", explique-t-elle. La petite compagnie autrichienne cherche désormais des repreneurs.

Avant l'autorisation accordée jeudi à Lufthansa, la Commission avait déjà donné son feu vert au britannique EasyJet, qui vient de reprendre 25 avions d'Air Berlin - sur 140 - pour 40 millions d'euros.

D. L. avec AFP