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Low cost: Air France-KLM ne lâche pas l'affaire

Alexandre de Juniac ne veut pas qu'Air France-KLM se fasse dépasser par EasyJet ou Ryanair.

Alexandre de Juniac ne veut pas qu'Air France-KLM se fasse dépasser par EasyJet ou Ryanair. - Dominique Faget - AFP

Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM, envisage de créer une compagnie soeur de Transavia si les pilotes refusent de signer l'accord avec la direction.

Air France développera son offre à faibles coûts. A défaut d'un accord avec les pilotes, Alexandre de Juniac, PDG de la compagnie, évoque, dans un entretien au JDD le 12 octobre, la création d'une nouvelle compagnie. Une Transavia bis qui permettra au groupe Air France-KLM de se renforcer sur le marché du low cost.

"Transavia Développement". C'est le nom de la nouvelle compagnie qu'envisage de créer Alexandre de Juniac. Une simple structure juridique, car, comme les filiales, française et néerlandaise, le nom commerciale reste Transavia. Une manière pour le PDG d'Air France-KLM de contourner le refus des pilotes d'Air France de voir la filiale à bas coûts prendre de l'ampleur.

Sept appareils bientôt livrés 

Officiellement rien n'est décidé. La priorité reste de décrocher un accord. Mais peu de chance que les demandes des syndicats soient compatibles avec les intérêts de la compagnie. L'autre option serait de dénoncer un accord de 2007 qui limite à 14 le nombre d'avions de Transavia France. Cette solution figerait pour au moins un an la situation.

Or le temps presse. Sept nouveaux appareils vont être livrés dans les prochaines semaines. Il faut bien les mettre en service. D'une part, parce qu'un avion immobilisé coûte très cher, de l'autre parce qu'Alexandre de Juniac compte bien être en mesure de limiter la croissance de compagnies comme EasyJet et Ryanair dès le mois d'avril prochain (début de la saison estivale pour les compagnies aériennes).

Mathieu Sevin