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Louis Gallois assure qu'il n'est "pas question" que l'Etat entre au capital de PSA

Invité sur le plateau de "12H, l'Heure H", l'actuel président du conseil de surveillance du groupe automobile français explique que l'Etat va devoir s'inviter dans le capital d'un certain nombre d'entreprises frappées par la crise... mais pas dans celui de PSA.

Il y a un peu plus de trois ans, l'Etat revendait ses 12,7% de parts dans PSA à Bpifrance (détenue à égalité par l'Etat et la Caisse des dépôts) après avoir sauvé de la déroute le constructeur français. Il en profitait d'ailleurs pour engranger comptablement 1,12 milliard d'euros de plus-value.

En ces temps de coronavirus, PSA renoue avec les difficultés, à l'instar de toute l'industrie automobile en grande difficulté. L'Etat va-t-il devoir revenir à la charge pour aider PSA, une nouvelle fois? "Là, il n'en n'est pas question. Le projet n'est pas du tout d'aller dans ce sens-là" tranche catégoriquement Louis Gallois, le président du conseil de surveillance du constructeur français, invité ce lundi sur le plateau de "12H, l'Heure H".

La fusion avec FCA se poursuit

"Mais c'est clair que pour un certain nombre d'entreprises, il va y avoir nécessité d'injection de fonds propres", poursuit-il. "Je pense qu'il faut que l'Etat se prépare à entrer au capital d'un certain nombre d'entreprises de manière provisoire" avant d'en sortir et, pourquoi pas, faire une jolie plus-value.

PSA, qui sort d'une très bonne année 2019, semble donc avoir les reins suffisamment solides, même si son chiffre d'affaires a baissé de 15,6% à 15,2 milliards d'euros au 1er trimestre 2020. Preuve de sa confiance en l'avenir, le groupe poursuit, sans ciller, son protocole de fusion avec FCA. "Ca ne remet pas en cause le deal" assure Louis Gallois.

Thomas Leroy