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Loi Macron: les sociétés d'autocars dans les starting-blocks

Le nombre de passagers devrait passer de 110.000 à 5 millions d'ici fin 2016

Le nombre de passagers devrait passer de 110.000 à 5 millions d'ici fin 2016 - Pierre Verdy / AFP

La publication du décret d'application libéralisant le transport par autocar est imminent. Et ce jeudi Bercy reçoit les futurs acteurs.

Ce n'est plus qu'une affaire de jours. Les décrets d'application sont déjà écrits, le ministre de l'économie l'a promis, ils seront publiés le jour même de la promulgation de la loi Macron. Alors les autocaristes sont dans les starting-blocks. Une demi-douzaine d'acteurs va lancer ses offres commerciales. 

Pour eux, la libéralisation des trajets longue distance, c'est la promesse d'un développement énorme. 5 millions de passagers devraient voyager de la sorte fin 2016, contre 110.000 seulement par actuellement. Emmanuel Macron s'appuie sur l'exemple allemand. Outre-Rhin, 20 millions de passagers ont pris le car depuis la libéralisation en 2013.

Le modèle allemand 

Une réussite qui pousse le leader allemand Flixbus à s'aventurer sur le marché parisien. Avec ses cars ultra modernes, la start up promet des prix 2 à 3 fois moins chers que le train et un service haut de gamme. De son côté, le britannique Megabus joue la carte du low-cost avec des prix d'appel qui commence à 1 euro le trajet.

Des trajets ultra-compétitifs

Mais il y a surtout les deux ténors du secteur : le groupe Transdev et sa filiale Eurolines qui prévoit déjà de couvrir une quarantaine de destinations. La filiale de la caisse des dépôts a lancé en juin sa marque Isilines qui dispose pour l'instant de 50 bus. Elle espère desservir les villes plus ou moins délaissées par la SNCF. Mais cette dernière espère aussi prendre une part de gâteau. Elle a préparé sa riposte en achetant 80 cars et compte se lancer le 2 septembre.

Le marché s'annonce florissant, à un détail près, celui du manque d'infrastructures. Les gares routières sont peu nombreuses et mal équipées. et cela pourrait refroidir les ardeurs.

H.C.