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Les ventes de Volkswagen minées par les États-Unis

Les ventes globales de Volkswagen chutent de 2,3% en novembre

Les ventes globales de Volkswagen chutent de 2,3% en novembre - Julian Stratenschulte - AFP

En novembre, les ventes mondiales de Volkswagen ont chuté de 2,3%. Si le groupe commence à repartir de l'avant en Europe et particulièrement en Allemagne, le scandale des moteurs truqués le pénalise fortement aux États-Unis.

Il y a des chiffres qui doivent être relativisés. Au mois de novembre, les ventes mondiales de Volkswagen ont chuté de 2,2% par rapport au même mois de l'année dernière. Ce qui incite à penser que le groupe souffre du scandale des moteurs truqués qui a profondément terni sa réputation depuis plusieurs semaines.

Sauf qu'en fait, le groupe fait mieux qu'en octobre, où la chute était bien plus prononcée (-5,3%). La raison est que Volkswagen repart sur le chemin de la croissance en Europe de l'Ouest, où ses ventes affichent une croissance de 2,6%, dont 4,4% en Allemagne.

De plus, Volkswagen semble tirer au mieux les fruits de la croissance chinoise, la Chine étant le premier marché pour le groupe allemand. Avec 329.000 véhicules vendus en novembre, les ventes sont en hausse de 5,5%.

La morosité du Brésil et de la Russie

Comment expliquer alors cette baisse globale dans la mesure où Volkswagen est en croissance sur ses principaux marchés? Deux raisons. La première est que le groupe est en chute libre aux États-Unis (-15%). Le scandale des moteurs truqués commence en effet à se faire sentir au pays de l'oncle Sam. C'est plus particulièrement vrai pour la marque Volkswagen qui s'effondre de 25%.

Le groupe explique que ce mauvais chiffre s'explique avant tout par l'arrêt de la commercialisation des modèles diesel touchés par le scandale. C'est là le vrai fait saillant dans les chiffres de Volkswagen pour novembre. En octobre, en effet, les ventes américaines du groupe allemand se maintenaient (-0,2%).

La deuxième raison est que Volkswagen continue de pâtir de la mauvaise conjoncture au Brésil et en Russie, où il affiche des baisses respectives de 51% et 34,6%. Ces deux pays sont actuellement englués dans la récession, le FMI tablant sur un recul du PIB de 3,8% pour la Russie cette année et de 3% pour le Brésil.

J.M.