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Les petites Renault bientôt aussi rentables que les Dacia

Finie la logique de plate-forme dédiée,  l'alliance veut mettre en place une base technique commune pour toutes ses marques.

Finie la logique de plate-forme dédiée, l'alliance veut mettre en place une base technique commune pour toutes ses marques. - François Robert - AFP

L'alliance Renault-Nissan planche sur une nouvelle plate-forme assemblant les petites voitures de toutes les marques du groupe. Objectif: gagner en compétitivité sur un segment où la concurrence est vive.

Comment transformer la Renault Clio, la voiture la plus vendue en France mais aussi la Nissan Micra en véritables cash machine? A cette question vitale pour l'alliance Renault-Nissan, les ingénieurs du groupe ont trouvé une réponse. Ils ont planché sur une nouvelle organisation des lignes de production pour l'ensemble des véhicules du segment B, dans lequel les constructeurs automobiles rangent les citadines dites polyvalentes.

Adieu donc la logique de plate-forme dédiée à chaque marque. Et place à une base technique commune pour toutes les entités de l'alliance baptisée "Global Access B". Concrètement toutes les pièces non visibles des prochaines Renault Clio, Captur et Zoé seront identiques à celles des Nissan Micra, Juke et Cube et à celles des filiales low cost Dacia et Datsun. Les pièces visibles comme le tableau de bord et le design des véhicules seront en revanche propre à chaque marque.

Mutualiser les achats pour obtenir de meilleurs prix

Cette base technique commencera à être déployée dans les usines de l'alliance à partir de 2017. A terme ce sont 3 millions de véhicules qui, chaque année, seront ainsi produits sur cette chaîne. Un volume qui permettra de faire pression sur les fournisseurs pour obtenir des tarifs compétitifs.

Selon les prévisions établies par l'Alliance Renault-Nissan, cette nouvelle organisation industrielle doit permettre à tous les modèles concernés de dégager une rentabilité proche des 6%. Un niveau équivalent à celui de l'intégralité de la gamme Dacia.

Mathieu Sévin