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Les manifestations d'agriculteurs ont causé 650.000 euros de dégâts au périphérique toulousain

Les 31 janvier et 7 février 2018, les agriculteurs ont paralysé le périphérique toulousain avec leurs tracteurs, pour protester contre le redécoupage des zones défavorisées.

Les 31 janvier et 7 février 2018, les agriculteurs ont paralysé le périphérique toulousain avec leurs tracteurs, pour protester contre le redécoupage des zones défavorisées. - Éric Cabanis-AFP

Pneus, feux de palettes et de paille sur la chaussée: les récentes manifestations des agriculteurs en Haute-Garonne ont causé 650.000 euros de dégâts sur le boulevard périphérique toulousain, selon la Direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest.

Les manifestations spectaculaires de paysans qui ont affecté la rocade autoroutière à Toulouse ont couté très cher aux voiries concernées, victimes de déprédations.

Au total, pour la partie ouest du périphérique qu'elle gère, et sans compter le coût salarial, la direction interdépartementale des routes du sud-ouest (Dirso) a estimé les dégâts matériels à près de 650.000 euros. "À chaque feu allumé sur la chaussée, c'est 15.000 euros pour refaire l'enrobé", a-t-elle encore précisé. "À chaque déchet correspond un type de traitement, et certains sont très coûteux", a déclaré une porte-parole de la DIRSO

Les 31 janvier et 7 février 2018, les agriculteurs ont paralysé le périphérique toulousain avec leurs tracteurs, pour protester contre le redécoupage des zones défavorisées, affectant le versement de primes européennes.

Le retraitement des pneus abandonnés coûte 200.000 euros

Ils ont déversé des tonnes de fumier sur la chaussée, enflammé des bottes de paille et des pneus et abandonné du lisier ou des plaques ondulées d'amiante. "On ne peut pas tout benner", a indiqué la DIRSO, invoquant les coûts de traitement de déchets particuliers.

Le seul devis de retraitement des pneus abandonnés par les agriculteurs sur les chaussées s'élève par exemple à 200.000 euros, a précisé cette porte-parole de la direction interdépartementale, citant le compte-rendu du chef de district Jean-Charles Mourey. Mais, il y a aussi les dégradations de la chaussée, des panneaux de signalisation, le nettoyage des tags ou encore l'évacuation et le transport des déchets, qui ont fait gonfler la facture totale de de remise en état des voiries.

F.B avec AFP