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Les jets d'affaires ont moins la cote

"Les livraisons, au niveau mondial, de l'aviation d'affaires ont baissé de 4,7% au premier trimestre. Les incertitudes internationales expliquent, en partie, ce repli."

L'aviation d'affaires navigue à vue. Rechute ou calme plat? Les spécialistes du secteur, réunis jusqu'au jeudi 26 mai au salon Ebace de Genève peinent à analyser les récents chiffres des ventes mondiales de jets privés.

Les livraisons ont reculé de 4,7% au premier trimestre alors que le marché de l'aviation d'affaires avait repris des couleurs en 2014 après 5 années de crise. Reste à savoir si ces signes de faiblesse marquent un nouvel infléchissement des ventes ou si, marqués par les incertitudes internationales, les premiers mois de 2016 sont un peu trompeurs.

Les élections américaines freinent la prise de décision

Instabilité géopolitique et économique, chute des prix du pétrole... Le climat n'est en effet pas des plus favorables. Aux États-Unis, premier marché pour les fabricants d'avions, l'approche de l'élection présidentielle freine la prise de décision dans les entreprises. Au Moyen-Orient, la baisse des revenus pétroliers a conduit certains clients à renoncer aux jets d'affaires, tandis que les pays du sud de l'Europe peine à sortir de la crise.

Dans ce contexte, les constructeurs se montrent donc très prudents. Mais ils espèrent une reprise au deuxième trimestre. Notamment avec l'arrivée sur le marché de nouveaux appareils, des avions plus petits, dits d'entrée de gamme qui devraient tirer les ventes. En lieu et place des gros jets transcontinentaux, auparavant prisés par la clientèle.

Alexandra Paget