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Les contours du plan de soutien à la filière automobile se dessinent

Le gouvernement veut favoriser les véhicules électriques et hybrides produits par les constructeurs français.

Le gouvernement veut favoriser les véhicules électriques et hybrides produits par les constructeurs français. - -

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a donné quelques pistes sur son projet. Des aides aux véhicules "propres" sont envisagées, et la prime à la casse est définitivement exclue.

Petit à petit, le cadre du plan d'aide au secteur automobile se dévoile. Le gouvernement doit présenter son projet de soutien à la filière le 25 juillet prochain. Ce futur dispositif vise l’ensemble des métiers du secteur, donc les équipementiers et les sous-traitants, en plus des constructeurs.

Ce mercredi 18 juillet, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a livré les grandes lignes de ce plan. Le gouvernement envisagerait ainsi de soutenir massivement "les véhicules propres et innovants". Il s’agirait d’une nouvelle forme de bonus-malus écologique, permettant de subventionner la construction de voitures électriques et hybrides.

Un dispositif qui bénéficierait en très grande partie à Renault, qui produit plusieurs de ses modèles électriques en France, et à PSA, dont l’ensemble des hybrides diesel sortent de ses usines de l'Hexagone.

Arnaud Montebourg a précisé que les constructeurs devraient fournir des contreparties pour bénéficier de ces aides. Le gouvernement disposerait alors d'un levier pour obtenir des garanties en termes d’emploi de la part de PSA et Renault.

La prime à la casse définitivement écartée

Une autre piste est à l’étude: l'éventuelle création d’un dispositif d’aide au crédit pour les consommateurs. L’idée serait d’aider les Français à acheter une voiture sans trop accentuer "l’endettement des ménages".

Arnaud Montebourg a également confirmé que le plan ne comporterait pas de nouvelle prime à la casse. Ce dispositif, jugé trop cher, n’a pas convaincu le gouvernement de son efficacité.

Mathieu Sevin et BFMbusiness.com