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Les autocaristes réclament de nouvelles mesures d'accompagnement

Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), était l’invité ce mardi matin de Good Morning Business sur BFM Business.

Face à la crise sanitaire, les autocaristes jouent leur survie. "Même les plus optimistes ne prévoient pas de reprise avant 2022. On n'anticipe pas aujourd'hui de réouverture des frontières, il y a un principe de précaution au sein de l'Education nationale qui a prévalu pour interdire souvent les sorties scolaires jusqu'à la fin du mois de juin. On ne voit pas comment nos sorties touristiques occasionnelles vont repartir rapidement", s'est inquiété Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), sur le plateau de Good Morning Business.

Pour le représentant des autocaristes, les mesures prises par le gouvernement ne seront pas suffisantes. "Il faudra d'autres mesures d'accompagnement ", a-t-il assuré, citant le prolongement du dispositif de chômage partiel, qui s'arrête au 31 décembre, ou de nouveaux allègements de charges. Il faudra aussi "traiter le problème des échéances d'emprunts et de crédits-baux. Les échéances sont très lourdes dans nos entreprises parce que le prix d'un autocar est très cher. On a pu les reporter de douze mois mais les entreprises seront [l'année prochaine] dans l'incapacité de les payer".

"Un vivier de TPE, de PME"

On a besoin de ces entreprises. C'est un vivier de TPE, de PME, partout sur le territoire. N'oublions pas que la France accueille en 2023 la Coupe du monde de rugby, en 2024 les Jeux olympiques, ce sera des millions de touristes à transporter, rappelle Jean-Sébastien Barrault. Il faut soutenir ces entreprises. C'est ce qu'on dit au ministre des Transports: ne nous abandonnez pas, on a besoin d'être épaulés dans la crise que l'on traverse".
J. B.