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Les ambitions indiennes d'Airbus

Thomas Enders, patron d'Airbus et Narendra Modi, premier ministre indien, lors d'une visite à Blagnac en avril 2015.

Thomas Enders, patron d'Airbus et Narendra Modi, premier ministre indien, lors d'une visite à Blagnac en avril 2015. - Fred Lancelot - AFP

Pour vendre 56 avions de transport militaires à l'Inde, Airbus a accepté de s'associer à Tata et de transférer ses technologies. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Juteux contrat pour Airbus en Inde. L'avionneur va vendre, à New Delhi, 56 avions de transport militaire, pour un montant de 2 milliards de dollars. Pour décrocher ce marché, Airbus s'est associé à un géant de l'industrie indienne, le groupe Tata.

Le groupe européen s'engage également à un vaste transfert de technologie. En effet, 16 exemplaires sortiront des chaines de montage d'Airbus à Séville mais les 40 autres seront directement fabriqués en Inde par Tata.

Avec ce transfert de technologie Airbus répond aux attentes du gouvernement indien, qui souhaite développer sa propre industrie militaire. Pour réduire ses importations, l'Inde veut fabriquer directement dans le pays 70% de ses besoins d'équipements de défense d'ici 2020.

Un contrat qui sert les intérêts d'Airbus

Airbus Group donne donc un coup de pouce à New Delhi. Mais il faut que ce contrat serve les intérêts des autres divisions de l'entreprise, comme Airbus Helicopter et surtout la division d'avions civils.

Car Airbus fonde de grands espoirs dans ce marché. Selon l'avionneur européen, la demande aéronautique indienne devrait progresser de 9% par an sur les 20 prochaines années.

L'Inde deviendra, avec la Chine, l'un des marchés les plus dynamiques du monde. Il s'agit d'une occasion rêvée, pour Airbus, qui pense notamment pouvoir caser son A380 en Inde pour aider les compagnies locale à absorber cette croissance.

Mathieu Sévin