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Le patron d'Airbus n'exclut pas des licenciements secs

Tom Enders "ne peut pas exclure" des licenciements au sein d'Airbus.

Tom Enders "ne peut pas exclure" des licenciements au sein d'Airbus. - Niklas Hallen - AFP

Tom Enders, le PDG d'Airbus Group, a affirmé qu'il ne pouvait "pas garantir" que le plan de suppressions de postes au sein de l'entreprise se déroulera sans licenciement.

Voilà qui ne devrait pas apaiser les craintes des salariés d'Airbus. Le PDG du groupe européen, Tom Enders, affirme en effet dans Le Figaro daté du lundi 5 décembre qu'il "ne peut pas garantir" que le plan de suppression de 1.164 postes chez l'avionneur n'entraînera pas de licenciements secs.

Alors qu'on lui demande s'il peut prendre l'engagement qu'il n'y aura pas de licenciements secs, le dirigeant répond ainsi: "Non, je ne peux pas le garantir".

"Nous nous préoccupons de nos employés. Nous mettrons en place toutes les mesures d'accompagnement possibles, notamment de formation, de mobilité et de reclassements internes", assure le PDG d'Airbus Group.

"Avoir 5 milliards d'euros de cash, ce n'est pas suffisant"

La direction d'Airbus a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs. Mais le site de Suresnes, près de Paris, sera fermé selon les syndicats. Ces derniers dénoncent un plan guidé par une logique purement "financière", mettant en avant un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d'euros et plus de 5 milliards de trésorerie.

"Étant donné les défis opérationnels auxquels nous devons faire face, avoir 5 milliards d'euros de cash, ce n'est pas suffisant pour un groupe qui réalise 65 milliards de chiffre d'affaires et qui dépend autant de l'aviation commerciale", rétorque Tom Enders.

Y.D. avec AFP