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Le Brexit met à mal PSA

Le groupe français est malmené en Bourse depuis le résultat du référendum au Royaume-Uni où il détient une part de marché de plus de 8%. La chute de la livre sterling pourrait le contraindre à rehausser ses prix.

L'automobile victime du Brexit. Depuis vendredi l'ensemble des constructeurs et équipementiers automobiles enchaînent les séances de baisse en bourse. PSA est le groupe qui est le plus sanctionné. Après un recul vendredi de près de 18%, le titre Peugeot a poursuivi sa chute lundi avec un repli de 9,1% à 10,65 euros l'action.

Un gadin boursier qui soulève des inquiétudes sur le modèle de PSA en Grande Bretagne. Car le groupe français est effectivement l'un des constructeurs automobiles qui a le plus à perdre avec le Brexit.

D'abord parce qu'il importe toutes les voitures qu'il vend au Royaume-Uni. PSA n'ayant pas d'usine sur place. Les voitures qui y sont vendues sont assemblées sur le continent et traversent la Manche en ferry.

Vers des hausses de tarifs

Résultat: des coûts de fabrication en euros et des ventes en livres sterling. Si la chute de la devise britannique se confirme, le groupe n'aura pas d'autre choix que d'augmenter ses prix de vente pour continuer à rentrer dans ses frais. "Les équipes étudient différents scénarii de réajustement des tarifs de vente des modèles de nos marques pour réagir vite aux réactions des marchés", a d'ailleurs affirmé un porte-parole du groupe, vendredi.

Autre incertitude, à plus long terme, la mise en place de droits de douanes quand le divorce entre la Grande-Bretagne et l'Union Européenne sera effectif. Là aussi, PSA devra augmenter ses prix pour compenser ces taxes. Avec un risque: celui de voir sa part de marché diminuer considérablement. À l'heure actuelle, elle représente plus de 8% du marché britannique.

Mathieu Sévin, édité par J.M.