BFM Business

La grève a coûté 170 millions d’euros à la SNCF

La grève a affecté les trajets de nombreux voyageurs pendants 10 jours.

La grève a affecté les trajets de nombreux voyageurs pendants 10 jours. - -

Le conflit, qui a provoqué la paralysie du trafic ferroviaire pendant 10 jours au mois de juin, a coûté 170 millions d’euros, a indiqué Guillaume Pepy ce 28 juillet. Pour autant, les comptes semestriels de la SNCF seront dans le vert.

Si la grève à la SNCF au mois de juin a perturbé la vie de nombreux usagers, elle n’aura finalement pas des effets trop dévastateurs sur les comptes de la SNCF. Guillaume Pepy, président du groupe ferroviaire, a indiqué que les 10 jours de conflit ont coûté 170 millions d'euros, "cela représente l'équivalent de dix trains tout neufs par exemple pour l'Ile-de-France", a-t-il déclaré sur France 2, ce 28 juillet.

Un chiffre en droite ligne de sa première estimation, où, après neuf jours de grève destinée à protester contre la réforme ferroviaire, il avait tablé sur un coût de 153 millions d'euros.

Une dette en décroissance

Pour autant, les comptes de la SNCF seront dans le vert. L’entreprise doit publier ses résultats semestriels dans 3 jours.

Guillaume Pepy a ajouté que "la bonne nouvelle aussi, c'est que la SNCF tient sa dette (...) Notre dette est plutôt en décroissance qu'en augmentation".

Au premier trimestre, la SNCF a réalisé un chiffre d'affaires de 7,9 milliards d'euros, en hausse de 0,8%, porté notamment par la croissance de l'activité de location d'espaces en gare et l'international, et elle tablait sur une année 2014 "toujours sous contrainte".

La SNCF avait plongé dans le rouge en 2013, accusant au terme de l'année une perte nette de 180 millions d'euros, en raison d'une drastique révision en baisse de la valeur comptable de son parc de rames TGV. Le montant de cette dépréciation s'élève à 1,4 milliard d'euros.

Multiplier les billets à petits prix

Le président de la SNCF a par ailleurs réaffirmé, lundi, la volonté de l'entreprise de faire des efforts tarifaires pour les TGV. "On fait des expériences de baisses des prix. Par exemple en Bretagne, on baisse les premiers prix de 15 à 20% pour voir si avec un TGV moins cher il y a plus de passagers. On commence, c'est plutôt encourageant", a-t-il déclaré.

"D'ici 2017, d'ici trois quatre ans, il faut qu'il y ait un billet sur trois qui soit un billet à tout petit prix (...) Cette année, il y a un million de billets à petits prix en plus à la SNCF pour le TGV", a ajouté Guillaume Pepy.

C.C. avec AFP