BFM Business

L'Iran sauve les ventes de PSA

Maxime Picat, le directeur général Europe de PSA, était invité de BFM Business ce mercredi

Maxime Picat, le directeur général Europe de PSA, était invité de BFM Business ce mercredi - BFM Business

Le groupe affiche une hausse de 5,8% de ses ventes mondiales, grâce à l'intégration des véhicules produits en Iran sous licence Peugeot. Invité de BFM Business, le directeur Europe de PSA Maxime Picat explique que le groupe n'est "qu'au début de son offensive" dans le pays.

Parfois la géopolitique fait les affaires des grands groupes. Ce mardi 11 janvier, PSA a annoncé des ventes mondiales en hausse pour la troisième année consécutive. Le constructeur affiche ainsi une augmentation de 5,8% sur un an, à 3,146 millions de véhicules.

Il n'en reste pas moins que ce bon chiffre est dû à la réintégration, en 2016, des voitures produites en Iran sous la licence Peugeot et que le constructeur peut désormais pleinement comptabiliser en raison de la levée des sanctions économiques contre le pays. Sans ce coup de pouce de 233.000 véhicules, les ventes du groupe seraient en baisse de 2%.

Invité de BFM Business ce mardi 11 janvier, Maxime Picat, le directeur Europe de PSA, a assuré à ce sujet que le groupe n'était "qu'au début d'une offensive forte en Iran". "Nous avons créé deux joint-ventures, une pour Peugeot avec Khodro, l'autre pour Citroën avec Saipa, qui vont nous permettre de nouveaux véhicules industrialisés", rappelle-t-il.

Un gros gadin en Chine

Outre l'Iran, PSA a accusé un sérieux gadin en Chine, avec des ventes en baisse de 16% pour la région "Chine Asie du Sud-Est". "Notre réseau, qui a été monté très vite en Chine, a eu du mal à suivre la croissance et était en train de caler", a reconnu Maxime Picat. "Nous avons des choses à traiter pour repartir en croissance", a-t-il poursuivi avant de déclarer que PSA préparait cette année 'une grande offensive produit'" en Chine "après deux-trois années sans lancement majeur".

"Toutes les années actuellement il y a un endroit du monde qui se met à dysfonctionner, il faut compenser par ailleurs. Actuellement l'Europe va un peu mieux et on en profite", a enchaîné Maxime Picat. PSA a en effet tiré parti du rebond de la conjoncture avec des ventes en hausse de 3,6%.

Par ailleurs, Maxime Picat est revenu sur la baisse de la part du diesel dans les ventes automobiles, qui est passée de 57 à 52% entre 2015 et 2016. "Ce sont surtout les constructeurs premium qui sont exposés avec 70 à 80% de leurs ventes. Nous, nous sommes dans le peloton des généralistes autour de 55%", a-t-il commenté.

J.M.