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L'Etat a vocation à rester "durablement" dans PSA/FCA, assure BPI France

Sur le plateau de Good Morning Business, Nicolas Dufourcq, directeur général de la Banque publique d'investissement, souligne que les intérêts français seront préservés dans la nouvelle entité.

Le contrat de mariage entre PSA et Fiat Chrysler est donc aujourd'hui connu mais une question se pose désormais. Les intérêts français seront-ils préservés? Rappelons que la part de l'Etat, à travers BPI France, va passer de 12 à 6% dans la nouvelle entité avec en face le bloc italien qui sera à 14%.

Pour Nicolas Dufourcq, directeur général de la Banque publique d'investissement invité sur le plateau de Good Morning Business, cette fusion a été "ardemment désirée" par BPI France et donc l'Etat. "Bien sûr, facialement, on passe de 12 à 6 mais les italiens passent de 28 à 14. Tout le monde se dilue pour faire un grand groupe mondial. BPI France va rester durablement au capital". Combien de temps ?, "plusieurs années", répond le responsable.

Et de rappeler qu'il y a un "stand-still" qui empêche tout le monde de monter et qui va durer 7 ans, ensuite il y a un "lock-up" qui dure plusieurs années, il y a une clause qui fait que BPI France gardera un siège dès lors que nous aurons plus de 5% du capital, aujourd'hui nous avons un peu plus de 6%, donc nous pouvons vendre un petit peu pour réinvestir dans d'autres entreprises françaises tout en gardant un siège au board (de PSA) durablement. Donc tout est construit pour que notre influence soit pérenne".

"Par ailleurs, nous avons une alliance avec la famille Peugeot qui est très intime et qui fait que à nous deux, nous avons 12% et évidemment, le dialogue avec la famille Peugeot, il est quotidien. Je n'ai même pas envie de parler de bloc français par rapport au bloc italien (...).

"Par ailleurs, des engagements ont été pris pour des non-fermetures d'usines en France, c'est très important et puis des engagements fondamentaux ont été pris pour que le siège corporate soit à Paris, c'est fondamental", "et pas tant que c'est Carlos Tavares, le global office du CEO sera à Paris", souligne Nicolas Dufourcq.

Reste qu'au niveau du capital, les italiens auront plus de parts que les français, "en assemblée générale mais pas au conseil d'administration", rappelle le directeur général. Conseil où siégera Carlos Tavares "qui s'inscrit clairement dans la durée, c'est le deal de sa vie, il est je pense un des seuls manager à être capable de produire près de 4 milliards de synergies qui ont été promises au marché et donc je pense que Carlos est là pour un bon bout de temps, ensuite on verra".

Olivier Chicheportiche