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Fusion PSA-FCA: la famille Peugeot et BPI veulent des assurances sur la gouvernance

La famille Peugeot et BPI veulent des assurances sur la gouvernance

La famille Peugeot et BPI veulent des assurances sur la gouvernance - DANIEL ROLAND; HAROLD CUNNINGHAM - AFP

La famille Peugeot et la banque publique BPI, deux des principaux actionnaires de PSA, ont demandé des assurances pour que le schéma de gouvernance initial survive à Carlos Tavares si celui-ci venait à s'en aller, selon l'agence Reuters.

Depuis l'officialisation de leur projet de mariage qui donnerait naissance au quatrième groupe automobile mondial, PSA et FCA travaillent d'arrache-pied pour signer un protocole d'accord d'ici à la fin de l'année.

Les discussions vont durer tout le week-end pour tenter de finaliser les derniers sujets en suspens et présenter le MoU au conseil de surveillance de PSA mardi prochain. Rien n'indique que la demande de clarification des actionnaires du groupe français puisse être considérée comme un obstacle à la signature d'un accord.

"La composition finale du tour de table à Amsterdam fait un peu débat", a dit une source proche du dossier à Reuters. "La famille Peugeot et BPI, notamment, craignent que PSA ne perde son déséquilibre favorable si quelque chose arrive à Carlos Tavares".

Côté FCA, une source a estimé "qu'il n'y avait aucun problème de nature à retarder un accord entre les deux parties." Une source française au fait des discussions a indiqué pour sa part "que ce n'était pas un sujet et que la gouvernance était identique à ce qui a été annoncé et approuvé le 31 octobre".

PSA, FCA et la banque publique BPI, qui détient 12,2% de PSA à parité avec la famille fondatrice Peugeot et le chinois Dongfeng, ont tous refusé de faire un commentaire.

Présenté fin octobre comme une fusion entre égaux, le rapprochement entre PSA et FCA prévoit que les deux constructeurs se partagent la direction du futur groupe et que leurs actionnaires détiennent respectivement 50% du capital de la nouvelle entité.

Carlos Tavares appelé à devenir directeur général du groupe fusionné

Mais les actionnaires de PSA disposeront d'un avantage au conseil, avec un siège de plus que leurs homologues de FCA revenant à Carlos Tavares, également appelé à devenir, pour une durée initiale de cinq ans, directeur général du groupe fusionné.

Le communiqué initial entretient une petite ambiguïté sur le sujet car il n'additionne pas ce siège à ceux des actionnaires de PSA. Sur onze membres, cinq seront choisis par FCA. John Elkann, président du conseil d'administration du futur groupe, sera l'un d'eux et cinq seront choisis par PSA. Le onzième sera donc Carlos Tavares, actuel président du directoire de PSA.

Les deux groupes espèrent signer un accord avant Noël, sans doute d'ici à la fin de la semaine prochaine, a précisé une source proche du dossier.

Sandrine Serais avec Reuters