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L'A320neo prend son envol

L'A320neo est déjà un succès commercial avec plus de 3.200 exemplaires commandés.

L'A320neo est déjà un succès commercial avec plus de 3.200 exemplaires commandés. - Eric Cabanis - AFP

Ce jeudi 25 septembre, la version ultra économe du moyen-courrier d'Airbus effectuera son premier vol. Cet appareil est un bon exemple de la remotorisation à laquelle se livrent les constructeurs sur leurs modèles best-sellers.

C’est au départ de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, à 10h30, que l’A320neo va effectuer son premier vol d’une durée de deux heures. Cette version ultra-économe du moyen-courrier d’Airbus, qui doit entrer en service l'année prochaine, est déjà un succès commercial avec 3.257 exemplaires commandés dont les livraisons qui vont s'écouler jusqu'en 2021.

Dans le même temps, Airbus s'est lancé cet été dans le développement d'une version remotorisée du plus petit de ses long-courriers. L'A330neo devrait entrer en service en 2018.

Cette astuce de faire du neuf avec du vieux n'est pas propre à Airbus. Boeing remotorise lui aussi deux de ses best sellers.

Cette stratégie présente de nombreux avantages. Remotoriser un avion, c’est un peu comme "les phases 2" dans l'automobile, cela permet d'allonger la durée de vie d'un produit tout en limitant les investissements.

Des économies de kérosène

Pour Airbus comme pour Boeing ces opérations coûtent globalement 2 milliards d’euros par modèle. C'est 5 fois moins cher que le lancement d'un nouveau programme en tant que tel.

Très intéressant donc d'un point de vue financier, d'autant qu'en l'état actuel des connaissances Airbus comme Boeing ne seraient pas en mesure de proposer une véritable rupture technologique.

Ces remotorisations qui consistent à changer les moteurs et à doter l'appareil d'une voilure en composite, beaucoup plus légère, cela permet une économie de kérosène d'au moins 10 %. Cela permet d'un côté de répondre à la principale préoccupation des compagnies aérienne. Et de l'autre de conserver une e longueur d'avance face aux nouveaux entrants.

Mathieu Sévin avec BFMbusiness.com