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Jacques Aschenbroich: "En Europe, le pire est derrière nous"

Jacques Aschenbroich, le PDG de Valéo, était l'invité de David Dauba dans Le Grand Journal ce mardi 30 juillet.

Jacques Aschenbroich, le PDG de Valéo, était l'invité de David Dauba dans Le Grand Journal ce mardi 30 juillet. - -

Le directeur général de Valéo était l'invité du Grand Journal de BFM Business ce mardi 30 juillet. Il y a commenté les résultats semestriels de l'équipementier, bien meilleurs que prévus.

Le titre a clôturé sur une hausse de plus de 4% à la Bourse de Paris mardi 30 juillet, après avoir pulvérisé ses records en journée. Le marché a plébiscité les très bons résultats de Valéo. L'équipementier automobile a en effet publié une marge opérationnelle en augmentation de 4%, à 384 millions, et un chiffre d'affaires en progression de 2,8%, à 6,17 milliards.

Pour expliquer ces performances, son directeur général, Jacques Aschenbroich, évoquait sur BFM Business un "rebond" de l'activité au deuxième trimestre, après trois premiers mois plus statiques. Il évoque sa croissance "équilibrée dans toutes les régions géographiques", de "24% en Chine, de 18% en Amérique du Nord", que le directeur général de l'équipementier qualifie de "pays émergent à plus forte croissance", "de 18% en Amérique du Sud" et surtout, "de 11% en Europe alors que le marché est en quasi-stagnation sur la période".

20% des effectifs mais 54% des charges sociales mondiales de Valéo en France

D'où vient cette croissance? Jacques Aschenbroich sort de ses poches de petits capteurs ultrasoniques, ces gadgets qui émettent un bip quand votre véhicule, en marche arrière, s'approche d'un obstacle. "Valeo en produit 65 millions cette année, 110 à 120 millions d'ici quelques années, alors que c'était moins d'une dizaine de millions il y a cinq ans", s'enthousiasme le patron. "Des produits à très forte valeur ajoutée, sur lesquels nous sommes numéro un mondial", ajoute-t-il.

Quant à la conjoncture, "le pire est derrière nous", assure-t-il, mentionnant les prévisions trimestrielles de ses services, lesquelles sont chaque fois meilleures que les précédentes. La production automobile mondiale devrait progresser de 2% et non plus de 1%. Même en Europe, "on sent un frémissement", assure le DG de Valéo. Mais il tempère : le continent devrait "rester dans une zone un peu grise dans les 18 mois à deux ans qui viennent".

Un petit message à la France, de ce patron de groupe international qui "n'imagine pas Valéo sans un socle français solide", mais dont 70% de la production se vend hors de l'Hexagone. Jacques Aschenbroich évoque ce qu'il appelle "l'équation Valéo": "20% de nos effectifs sont en France, 24% de notre chiffre d'affaires est généré en France, mais un tiers de nos salaires est versé en France, et 54% des charges sociales que nous payons dans le monde le sont en France". Une "absurdité", qui pèse selon lui sur "la compétitivité de notre pays".

Nina Godart