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Grève et travaux dans les transports franciliens: Pécresse réclame l’indemnisation des voyageurs

La présidente de la région Ile-de-France a réclamé ce mercredi la création d'un fonds d'indemnisation des voyageurs pour les perturbations subies à cause des travaux sur le réseau francilien. Elle demande également un remboursement des usagers pour les journées de grève sans service minimum.

Valérie Pécresse tape du poing sur la table face à la RATP et la SNCF. Les dirigeants des deux entreprises étaient auditionnées ce mercredi au Conseil d'Ile-de-France mobilités, l'autorité organisatrice des transports dont Valérie Pécresse est présidente. 

A l'issue de cette audition, Valérie Pécresse a réclamé des mesures d'indemnisation des voyageurs, après plusieurs mois compliqués sur le réseau francilien. En cause en premier lieu, les perturbations subies à cause des nombreux travaux en cours. 

"La situation en 2019 a été très compliquée avec beaucoup de travaux dont certains catastrophiques comme les lignes P et E. Je demande à l'Etat la création d'un fonds d'indemnisation des usagers pour les grands travaux qui sont indispensables pour fiabiliser le réseau", a insisté Valérie Pécresse. 

"Je n'accepte pas que l'on puisse rendre un chantier en retard", a ajouté la présidente d'IDF-Mobilités, appelant à "sanctuariser" les heures de pointe du matin.

Les journées de grève "cauchemar" des Franciliens 

Dans un second temps, Valérie Pécresse demande aussi un remboursement des usagers lorsque le service minimum n'est pas assuré pendant les journées de grève, comme c'était le cas par exemple le 12 septembre lors de la grève des agents RATP. La quasi-totalité du trafic était alors à l'arrêt. La situation pourrait se reproduire le 5 décembre, plusieurs organisations syndicales de la SNCF et de la RATP ayant appelé à une grève illimitée

"Une grève dure sans service minimum aux heures de pointe sera vécue comme un cauchemar par les Franciliens et desservira la cause des manifestants", prévient Valérie Pécresse qui attend "un remboursement des usagers pour les journées où le service minimum ne sera pas fait". 

La présidente de la région Ile-de-France demande en parallèle au gouvernement de faire voter la création d'un "vrai service garanti de 100% aux heures de pointe". "C'est la paralysie totale qui est en jeu si on ne garantit pas ce service", alerte-t-elle. 

Carole Blanchard