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Diesel: en 2015, 38.000 décès liés aux dépassements des normes

Plus de 100.000 décès prématurés seraient liés aux émissions d'oxyde d'azote pour la seule année 2015.

Plus de 100.000 décès prématurés seraient liés aux émissions d'oxyde d'azote pour la seule année 2015. - Philippe Huguen - AFP

Les émissions polluantes produites par les véhicules diesel et cachées par certains constructeurs seraient à l'origine de 38.000 décès à travers le monde en 2015, selon une étude.

Voilà qui pourrait peser lourd au moment d'évaluer l'impact du dieselgate. Les émissions d'oxyde d'azote produites par les véhicules diesel au-delà des limites affichées par les constructeurs ont provoqué 38.000 morts prématurées dans le monde en 2015, selon une étude parue lundi dans la revue Nature. Environ 80% de ces décès ont eu lieu dans trois régions: l'Union européenne (UE), la Chine et l'Inde, écrivent les chercheurs.

Les oxydes d'azote (NOx), en particulier le dioxyde d'azote (NO2), sont des gaz d'échappement nocifs pour le système respiratoire. Le dioxyde d'azote (NO2) contribue en outre à la formation d'ozone, un autre polluant, lors de journées chaudes et ensoleillées.

Depuis 2015, Volkswagen et d'autres constructeurs ont utilisé des dispositifs destinés à minimiser le niveau réel des émissions, qui sont bien plus élevés lors de tests sur route qu'en laboratoire.

107.600 décès prématurés en 2015 à cause des émissions NOx

La pollution provoquée par les émissions de NOx des véhicules diesel en circulation a quant à elle été à l'origine de 107.600 décès prématurés dans le monde en 2015, indique l'étude réalisée par l'ONG ICCT (Conseil international pour des transports propres) en collaboration avec l'Université du Colorado, l'Institut de l'Environnement de Stockholm et l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués, basé aux États-Unis. Sur ce total, 38.000 sont imputables aux "émissions générées en excès" par rapport à celles prévues par les tests effectués en laboratoire, précisent les chercheurs.

Les émissions de NOx ont été les plus meurtrières en Chine, avec 31.400 morts prématurées, dont 10.700 attribuées aux émissions en excès. L'Union européenne a enregistré 28.500 morts, dont 11.500 dues aux émissions en excès et l'Inde 26.700 dont 9.400 attribuées au dépassement par rapport aux valeurs limites affichées par les constructeurs. 

Y.D. avec AFP