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Dette de la SNCF: Philippe Martinez dénonce le "chantage" du gouvernement

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. - Ludovic Marin / AFP

"Le gouvernement et le Premier ministre font du chantage", a estimé ce jeudi le secrétaire général de la CGT. Plus tôt dans la matinée, Edouard Philippe s'est dit "ouvert" à la reprise d'une partie de la dette par l'Etat mais en l'échange de contreparties.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé jeudi le "chantage" du gouvernement sur la dette de la SNCF, après qu'Edouard Philippe s'est dit "ouvert" à une reprise par l'Etat "en contrepartie d'engagements extrêmement clairs". "Le gouvernement et le Premier ministre font du chantage", a déclaré Philippe Martinez sur le plateau de Franceinfo.

Un peu plus tôt, le chef du gouvernement s'était dit "ouvert à la discussion" sur une reprise partielle de la lourde dette de la SNCF (près de 50 milliards d'euros) "en contrepartie d'engagements extrêmement clairs, extrêmement fermes, et qui transforment le fonctionnement opérationnel de l'entreprise".

"C'est le gouvernement qui s'entête"

"Il exerce un genre de chantage 'acceptez ce qu'on vous propose et on parlera de la dette après', c'est proprement scandaleux", a réagi le patron de la CGT, alors que les syndicats de cheminots doivent reprendre jeudi les négociations avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, au lendemain de deux premiers jours de grève à la SNCF contre la réforme ferroviaire. 

"Le gouvernement a pu constater que la grève était massive, donc on retourne voir la ministre en lui demandant 'est-ce que vous avez changé d'avis?'", a averti Philippe Martinez.

"Le problème, c'est que le Premier ministre dit en gros 'moi, la mobilisation, j'ai rien vu et on continue à faire ce qu'on veut'", a-t-il ajouté, affirmant que "c'est le gouvernement qui s'entête, qui recherche l'épreuve de force et qui refuse la discussion".

J.-C.C. avec AFP