BFM Business

Chemise arrachée à Air France: de la prison avec sursis pour 4 ex-salariés

Le 5 octobre 2015, deux cadres de l'entreprise, dont le DRH, avaient alors été pris à partie lors d'une manifestation devant le siège.

Le 5 octobre 2015, deux cadres de l'entreprise, dont le DRH, avaient alors été pris à partie lors d'une manifestation devant le siège. - Kenzo Tribouillard / AFP

La Cour d'appel de Paris a également confirmé les peines d'amende de 500 euros infligées aux huit autres prévenus, qui étaient poursuivis pour des dégradations.

Quatre ex-salariés d'Air France, dont l'un avait été relaxé en première instance, ont été condamnés en appel mercredi pour violences à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis dans l'affaire de la "chemise arrachée" du DRH de la compagnie aérienne.

La Cour d'appel de Paris a également confirmé les peines d'amende de 500 euros infligées aux huit autres prévenus, qui étaient poursuivis pour des dégradations. Le 5 octobre 2015, une foule de manifestants avait envahi le siège d'Air France à Roissy pour protester contre un plan de suppression de près de 3000 emplois. Deux cadres de l'entreprise, dont le DRH, avaient alors été pris à partie.

Trois à cinq mois de prison avaient été requis

Pour trois des quatre prévenus pour violences, tous affiliés à la CGT, la Cour d'appel a confirmé les peines de trois à quatre mois avec sursis infligées par le tribunal correctionnel de Bobigny en novembre 2016. Le quatrième, relaxé en première instance et qui était rejugé à la demande du parquet, a cette fois été condamné et a écopé d'une peine de trois mois de prison avec sursis.

À l'issue de l'audience, les avocats d'Air France ont exprimé leur "satisfaction" de voir sanctionnées, une nouvelle fois, par la justice des "violences inacceptables". "La vérité n'a intéressé la cour à aucun moment", a regretté en revanche l'avocate des prévenus, Me Lilia Mhissen, voyant dans cet arrêt "une décision politique".

Lors du procès en appel mi-mars, trois à cinq mois de prison avaient été requis contre les quatre anciens employés de la compagnie, qui est empêtrée depuis février dans un conflit social marqué par 15 jours de grève cumulés et la démission début mai du PDG d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac. 

J.-C.C. avec AFP