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Ces motos volantes veulent conquérir le ciel avant les voitures

Plusieurs entreprises travaillent à la création d'engins permettant de "rider" sur terre et dans les airs. Des "2 roues" volantes qui s'inspirent des "hover bike" de Star Wars. L'une de ces motos pourrait même être mis en vente dès cette année.

La moto volante pilotée par Han Solo et Luke Skywalker dans la Guerre des Étoiles est en passe de devenir réalité. Après des essais démarrés en 2012, Aerofex annonce qu’elle va commencer la commercialisation de l’AeroX dès cette année. Et pour créer cet engin de deux places, les concepteurs ne cachent pas qu’ils ont été inspirés par le véhicule passe-partout des StormTroopers de Star Wars.

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- © Aerofex

L'AeroX est un véhicule tout-terrain capable de rouler sur terre, de traverser des étendues d’eau et de prendre les airs à plus de 5 mètres de hauteur. Le tout en volant à 72 km/h. Cet engin est équipé d’un moteur électrique lui offrant une autonomie de près de deux heures.

Une version militaire qui peut rentrer seule à la base

Sur le site de la start-up californienne, l’AeroX paraît au point. On peut même choisir sa couleur, comme c'est le cas pour n’importe quelle moto classique. Mais ses concepteurs qui annonçaient il y a un an son lancement commercial en 2017 cherchent toujours des investisseurs prêts à les aider.

Areofex n’est toutefois pas la seule à tenter de mettre au point une moto volante. L’armée américaine aimerait en équiper ses soldats pour des missions spéciales, de la surveillance de sites sensibles ou pour acheminer des équipements médicaux ou de l’armement sur des zones de combat. Le Pentagone a confié au Britannique Malloy Aeronautics, le soin de mettre au point un "hover bike" dont un prototype a été dévoilé sur le salon du Bourget en 2015.

Par rapport à l’AeroX, elle présente un détail qui fait la différence: elle est autonome. Ainsi, si le pilote le souhaite, l’Hover Bike pourra rentrer tout seul à la base. Le Pentagone ne semble pas avoir donné suite et pour poursuivre la mise au point de son engin, Malloy cherche désormais à lever 1,1 million de dollars. Elle n’a pour l’instant recueilli que 89.000 dollars. Pour financer son projet, elle a donc créé une version "drone" de sa moto volante qu’elle vend en ligne pour 1.450 livres sterling, soit environ 1.700 euros.

Qui osera piloter l'hover bike russe?

Un autre projet suscite des questions. Celui du russe HoverSurf. Cette société vient de dévoiler une moto volante qu’elle a baptisé Scorpio 3. L’engin est séduisant, mais sa sécurité reste encore à améliorer. Il est propulsé par quatre hélices dont les pales tournent à quelques centimètres des jambes du pilote. Une accélération trop forte ou un freinage trop puissant risquent de lui hacher les membres inférieurs.

Le Scorpio 3 ressemble vraiment à une moto, mais des pales remplacent les roues.
Le Scorpio 3 ressemble vraiment à une moto, mais des pales remplacent les roues. © AeroSurf

Si l’entreprise a conscience des risques posés par son engin, elle indique qu’il s’agit d’un concept qui n’a pas vocation à être commercialisé en l’état. Sur son site, HoverSurf précise même que le Scorpio est en fait la base pour créer, pas seulement des motos pour les particuliers, mais des taxis, des voitures et même des bateaux qui, selon les circonstances, pourront prendre les airs. Elle a même ouvert une antenne dans la Silicon Valley. Uber et Google qui travaillent sur des drones volants pour transporter des passagers seront-ils ses premiers clients?

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco