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Carlos Ghosn contre-attaque

11 millions d'euros de dépenses suspectes engagées par l'ancien patron de l'alliance automobile franco-japonaise Carlos Ghosn

11 millions d'euros de dépenses suspectes engagées par l'ancien patron de l'alliance automobile franco-japonaise Carlos Ghosn - Kazuhiro NOGI / AFP

L’ancien patron de Renault a porté plainte aux Pays-Bas contre Nissan et Mitsubishi pour rupture abusive de contrat. Et de réclamer jusqu’à 15 millions d’euros de dommages.

Toujours assigné à résidence à Tokyo, Carlos Ghosn a décidé de lancer une contre-attaque à travers la justice des Pays-Bas. Selon le Figaro, l’ancien patron de Renault, mis en examen pour diverses malversations, a intenté des poursuites contre Nissan et Mitsubishi pour « rupture abusive » de son contrat.

Rappelons en effet qu’en pleine tempête, l’ex-p-dg avait démissionné de chez Renault-Nissan, ce n'était pas le cas chez NMBV (Nissan Mitsubishi BV), et « la rupture de contrat serait insuffisamment motivée » selon l'argumentation de ses avocats.

7,8 millions d'euros de rémunération en 8 mois

Carlos Ghosn reproche aux deux constructeurs japonais la rupture abusive de son contrat de travail comme salarié de NMBV, leur filiale commune basée aux Pays-Bas, et réclamerait jusqu'à 15 millions d'euros, selon le journal.

NMBV avait remercié le milliardaire après une réunion de son conseil d'administration, le 12 mars 2019, soit le même jour que l'annonce de sa prochaine dissolution.

Mais pour Nissan et Mitsubishi, le contrat de Carlos Ghosn ne pouvait être valide puisqu'il n'aurait pas « été soumis au conseil d'administration de NMBV », selon le quotidien.

Les deux constructeurs visés ont affirmé, toujours selon le quotidien, vouloir récupérer les rémunérations versées par NMBV à leur ancien dirigeant, soit 7,82 millions d'euros entre avril et novembre 2018.

Si Carlos Ghosn n'a pas été inculpé dans le cadre de ses activités au sein de NMBV, Renault a de son côté annoncé le 5 juin qu'il envisageait des poursuites contre son ancien dirigeant après avoir détecté 11 millions d'euros de « dépenses suspectes » au sein de RNBV, société commune entre Renault et Nissan basée également aux Pays-Bas.

la rédaction