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Bus caillassé à Melun: "on ne peut pas laisser passer"

Deux jours après la violente agression d'un chauffeur de bus à Melun, le trafic reste suspendu dans toute l’agglomération. Une manière aussi de mettre en lumière la montée des violences dans certains quartiers de la ville.

Une agression d'une violence inouïe s'est déroulée lundi en pleine après-midi dans le quartier sensible de La Plaine Montaigu à Melun, en Seine-et-Marne. Une bande d'une vingtaine de jeunes s'est complètement déchaînée contre un bus en le caillassant à l'aide de gravats de chantier avant de s'en prendre au chauffeur. En réaction, les chauffeurs de bus de Melun et des 14 communes de l'agglomération ont exercé leur droit de retrait. Conséquence, aucun bus ne circulait encore mercredi matin.

"Dans nos débats, la clientèle est toujours en avant mais il faut qu'ils nous comprennent aussi. Nous, ce sont des insultes tous les jours, des crachats... Là c'est d'une grosse violence, on ne peut pas laisser passer ça, et pour eux et pour nous", s'est indignée Véronique Hostiou, déléguée syndicale CFTC, au micro de BFMTV.

Réunion mercredi entre élus, police et chauffeurs

En effet, les conducteurs demandent plus de moyens. Hors de question pour eux de revivre ce qu’il s’est passé lundi. Au risque de refuser de marquer l’arrêt dans ce quartier miné par le trafic de drogue. Une double peine dénoncée aussi par les élus d’opposition.

"Il n'y a pas de territoire dans la République qui puisse finalement être exempt du service public. Et c'est pourquoi il faut d'abord rétablir la sécurité. Et une fois qu'elle sera rétablie, il faudra des conditions de transports acceptables pour les habitants", a estimé François Kalfon, Conseiller régional d'Ile-de-France.

Une réunion a lieu mercredi entre les élus, la police et les chauffeurs. Un rendez-vous attendu pour éviter que ce quartier devienne une zone de non droit.

M.G. avec Thibaut Cheminant, Clément Dalmar et Timothée Le Blanc