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Brexit: Airbus pourrait délocaliser ses sites britanniques

Fabrice Brégier lance une sorte de mise en garde à Londres

Fabrice Brégier lance une sorte de mise en garde à Londres - Éric Piermont - AFP

Le directeur général délégué d'Airbus, Fabrice Brégier a déclaré que l'avionneur pourrait aller voir ailleurs si ses exigences n'étaient pas respectées sur la sortie de l'UE par Londres.

Fabrice Brégier met la pression sur Londres. Alors que la Première ministre Theresa May vient d'essuyer un sérieux revers électoral en perdant sa majorité absolue à la chambre des Communes, le directeur général délégué d'Airbus brandit la menace d'une délocalisation.

À l'heure actuelle, Airbus emploie 10.000 personnes au Royaume-Uni sur deux sites de production, à Flinton, près de Bristol, et à Broughton, aux Pays de Galles.

Mais dans une interview au Sunday Times, Fabrice Brégier prévient que l'avionneur pourrait aller voir ailleurs si ses exigences ne sont pas respectées concernant le Brexit.

Des conditions exigées

"Pour les nouvelles productions, il est très facile d'avoir une nouvelle usine quelque part dans le monde. Nous aurions plein de propositions", explique-t-il.

"Nous voulons rester en Grande-Bretagne, pourvu que les conditions pour travailler dans une organisation intégrée soient remplies", a-t-il ajouté.

Le dirigeant d'Airbus souhaite que le futur accord sur la sortie de l'UE part le Royaume-Uni permette aux employés du groupe d'entre facilement en Grande-Bretagne et garantisse l'absence de droits de douanes sur les composants des avions. Faute de quoi, donc, Airbus risque de délocaliser à l'avenir sa production.

Les négociations sur les entre Bruxelles et Londres sur les termes du Brexit débuteront le 19 juin prochain.

J.M.