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Bouygues et Eiffage réclament 400 millions d'euros à la SNCF

Les deux groupes de BTP réclament au total une rallonge de 400 millions d'euros pour des travaux non prévus à l'origine, en cours de réalisation sur deux lignes TGV.

Les chantiers en cours sur les lignes TGV posent problème à ceux qui les réalisent. Deux des principaux groupes de travaux publics, Bouygues et Eiffage, réclament à SNCF Réseau plus de 400 millions d'euros supplémentaires pour des travaux qu'ils réalisent actuellement sur des lignes TGV, affirme mercredi Le Figaro.

Bouygues, qui réalise le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier pour 2,3 milliards d'euros, "réclame plus de 200 millions d'euros supplémentaires à son commanditaire, SNCF Réseau, pour des travaux non prévus dans l'accord" comme un pont plus long qu'initialement envisagé et un mur non prévu entre deux voies ferrées, écrit le quotidien en citant des sources proches du dossier.

Eiffage demande 200 millions d'euros de plus

Dans le même temps, Eiffage, attributaire d'un contrat à 3,3 milliards d'euros pour construire la ligne TGV Le Mans-Rennes, demande près de 200 millions supplémentaires à SNCF Réseau. Selon Eiffage, cité par Le Figaro, "comme le trafic de fret sera plus faible qu'imaginé au début, on nous a demandé de mettre de l'inox sur les rails pour éviter qu'ils ne se grippent. Cela a un coût".

Dans le cadre de procédures prévues dans les contrats, des experts vont être nommés pour dire si ces travaux doivent être payés ou non par SNCF Réseau. Leurs avis sont attendus au printemps 2016. En cas de persistance d'un désaccord, le litige pourrait être porté en justice mais ce n'est pas forcément dans l'intérêt des deux parties qui ont tout intérêt à s'arranger.

F.B avec AFP