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Bientôt des expérimentations pour dépolluer l'air du métro parisien

Des méthodes bientôt testées pour dépolluer le métro

Des méthodes bientôt testées pour dépolluer le métro - LOIC VENANCE / AFP

Dans le cadre d'un appel à projets lancé par Ile-de-France Mobilités, Airparif, la SNCF et la RATP, trois entreprises vont tester d'ici la fin de l'année des systèmes permettant de dépolluer le métro parisien.

L’Ile-de-France a décidé de prendre le problème à bras-le-corps. Alors que la concentration de particules fines est souvent plus importante dans les couloirs du métro qu’en extérieur, la région a lancé en juin dernier le plan intitulé "Changeons d’air" en investissant un million d’euros dans un volet baptisé "Enceintes ferroviaires souterraines" pour dépolluer l’air du métro parisien.

"Nous menons une lutte tous azimuts contre la pollution de l’air et en particulier dans les transports souterrains particulièrement exposés. Des millions de personnes sont concernées quotidiennement", a rappelé la présidente de la région, Valérie Pécresse.

Un appel à projets a ainsi été lancé pour trouver les méthodes idéales permettant de rendre plus respirables les souterrains de la capitale. 17 candidats ont répondu et 5 d’entre eux ont été sélectionnés par un jury, selon le JDD. "Sur les 5 lauréats de l’appel à projets, trois pourront expérimenter leur technologie en situation réelle, sur les quais des stations Châtelet (ligne 4) et Franklin-Roosevelt (ligne 1) de la RATP, et sur ceux de la station Avenue-Foch (RER C) de la SNCF", indique le journal dominical.

Des tests à la fin de l'année

Air Liquide pourra dès lors tester sa technologie basée sur des "purificateurs électrostatiques par ionisation positive". De son côté, Suez va mettre en œuvre un projet semblable appelé Ip’Air qui consiste également à "capturer les particules en suspension dans l’air". Enfin, Starklab va utiliser une méthode de "traitement de l’air par filtration humide".

Les deux sociétés restantes, Sicat et Tallano, sont les lauréats de la recherche et du développement. La première élabore une technique de "piégeage passif des particules sans apport d'énergie". La seconde a mis au point un système de "captation des particules à la source d'aspiration" et pourra le tester sur des rames sans passagers. 

Les expérimentations doivent débuter à la fin de l’année et durer trois à six mois. Chaque entreprise a reçu une subvention comprise entre 131.000 et 200 euros pour réussir son projet. "Si les résultats sont probants, nous envisagerons de généraliser ces solutions à l’ensemble du réseau", a fait savoir Valérie Pécresse. En attendant, la RATP modernise son équipement, notamment avec des "freinages électromagnétiques" sur les lignes 1,2,5,9 et 14 qui permettent de réduire "les frottements, et donc les émission de particules", confie au JDD Sophie Mazoué, responsable du service développement durable à la RATP.

P.L