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Ayrault encourage les entreprises à "vendre la marque France"

Jean-Marc Ayrault est actuellement en visite officielle en Chine.

Jean-Marc Ayrault est actuellement en visite officielle en Chine. - -

Depuis la Chine, le Premier ministre a appelé les entreprises françaises à mieux répondre à la demande mondiale, samedi 7 décembre. Il a notamment cité PSA en exemple.

Jean-Marc Ayrault poursuit son action de VRP de l'économie française en Chine, où il est en visite officielle durant cinq jours. Ce samedi 7 décembre, il a ainsi appelé les entreprises tricolores à répondre aux "besoins des consommateurs de la scène mondiale". Le Premier ministre a notamment pris pour exemple le constructeur automobile PSA, allié depuis des années au constructeur chinois Dongfeng.

"Aujourd'hui, produire français, c'est produire pour la France", mais c'est aussi "vendre la marque France à l'échelle du monde. En venant ici, nous sommes convaincus que c'est possible", a déclaré le chef du gouvernement, lors de la visite d'une usine DPCA (Donfeng Peugeot-Citroën Automobiles) à Wuhan, dans le centre de la Chine.

"Les grands groupes industriels aujourd'hui doivent consolider leurs bases et (pour) l'industrie automobile française, ces bases sont en France et en Europe. Mais ces groupes ne se développent que s'ils sont capables de répondre aux besoins des consommateurs de la scène mondiale", a-t-il insisté.

PSA prévoit une forte croissance en Chine

Certes, PSA "a connu des difficultés" et "remonte la pente", mais "un groupe industriel de l'automobile qui ne se développe pas à l'échelle mondiale est un groupe qui risque de connaître des difficultés dans les années à venir", a poursuivi le Premier ministre, en relevant que l'avenir de l'économie française passait aussi "là où il y a des marchés qui sont en croissance. En Europe, le marché est difficile".

"Nous allons croître de 25% cette année dans un marché (chinois) qui lui-même va croître de 20%", s'est pour sa part félicité le président du directoire de PSA, Philippe Varin, qui accompagne Jean-Marc Ayrault.

Interrogé sur les négociations en cours sur une entrée éventuelle de Dongfeng au capital de PSA, Philippe Varin s'est montré prudent. "Ce qui est important, c'est que (...) la qualité du projet industriel soit la plus solide possible et ça vaut le coup d'y travailler et d'approfondir. Il faut être patients. Qui vous dit que ça bloque?", a-t-il répondu.

Y. D .avec AFP